les aventures des avettes tropicalisées... Partages d'expériences happycoles, juste pour le plaisir !
...ou l'histoire pleine de rebondissements de la mise au point d'un gommage pour le visage...
C'est simple, quelqu'un me demande un jour si c'est possible de faire un gommage avec les produits de la ruche.
(et du jardin...)
J'adore relever les défis de ce type, alors un rapide tour sur Inter-Nénette me canalise vers les vertus du miel et de la coco râpée comme gommage instantané...
Bon, vous allez vite comprendre pourquoi j'en suis aujourd'hui à la onzième version de ce mix magique :
1- ça ne se passe jamais comme on l'imagine, Dieu merci !! ;
2- non à l'expé animale, oui à l'expé amicale : en testant, les amies donnent des idées parfaitement adaptée, qui font rebondir là où c'est pas prévu, en mieux...
Le souci de la coco râpée, c'est que ça se conserve mal, même séchée, même avec des anti-oxydants (genre vitamine E ou extrait CO2 de romarin), même avec une prière à Sainte-Coco...
MERCI à Pascale pour son nez délicat, rebutée par la moindre odeur de fromage s'il s'agit d'en épandre son épiderme visagesque... Après 5 ou 6 essais tout aussi infructueux les uns que les autres, exit la coco râpée...
Un cadeau de la coco, malgré elle : l'idée de proposer le gommage en poudre, à préparer avec de l'eau dans le creux de sa main : ainsi ça va se conserver bien mieux qu'en version humide, si propice aux pollutions bactériennes (à moins de blinder en part-à-bennes, ce qui n'est pas la tasse de thé de la maison).
Par contre, l'huile de coco vierge, faite à la main avec amour par les champions du genre (j'ai nommé : Loïc et Audrey !!) ou votre serviteur, OUI, adjugé !! Et pour le côté poudre, merci à Guy, le sculpteur talentueux de nacres et de santal, papa d'adoption à Peng, pour offrir comme par hasard de la sciure santalesque si odorante...
Qui dit gommage, dit petits grains fins et abrasifs !! Comme le sable corallien, ou la pierre ponce réduite en poudre... Cela tombe bien, ce n'est pas ce qui manque par ici !!
Bien sûr, la pierre ponce c'est dur, mon robot de cuisine me l'a reproché dès le premier essai de broyage. Et voilà-t'y pas que je croise la route de cette merveille d'extracteur de jus en inox, conseillé avec grande sagesse par Jérôme-du-bateau-Lumière, de retour de chez les hippies de la côte Est de l'Australie. Hé bé... c'est PARFAIT pour concasser la pierre ponce, ce truc !! Une finition au moulin à café, un tamisage à la passoire fine, et le résultat est adjugé sur le champs...
Camille fait l'essai : OUI, ça gomme, et OUI, c'est doux à la fin, avec le miel et l'huile de coco... Par contre, bonjour l'état de la douche : il y en a partout !! Cela manque de liant...
Un essai avec une base de baume (huile et cire) ? Ultra-gras, il faut deux savons pour rincer...
L'idée saugrenue traverse ma boîte à neurones : l'argile, ça fait une pâte avec l'eau, et ça se rince bien, et en plus c'est plutôt très bon pour la peau !! HOP, essayé, et adopté dans la foulée...
Ahhh !! J'ai oublié une étape, côté poudres : la sciure de santal, c'est quand même une denrée assez rare, et ça manque un peu de consistance pour le "peeling", le côté gommant...
Au même moment, alors que je cherchais sur Inter-Nénette comment qu'on fait l'huile d'avocat maison (sans se faire juger :-p ), je tombe sur un forum où une habituée des tambouilles parle du noyau d'avocat réduit en poudre comme une bonne base de gommage. HOP !! Retour à l'extracteur de jus en inox de Byron Bay, hyper-pratique pour prédigérer la transformation de ce gros noyau... Séchage au soleil, passage au four, mixage fin-fin-fin, tamisage, et... adoptage !!
Les fées du marché de Moselle, de passage à Lifou (j'ai nommé : Val-des-bijoux-fabuleux et Irène-la-spé-des cosmés-du-monde) testent à l'occasion la tambouille version 8 ou 9, et trouvent que ça fait masque en plus du gommage...
Mon amour immodéré pour les jeux de mots d'un goût douteux saute sur l'occasion : le "gommasque" est né !
Ju, la fée de BioAttitude.nc qui garde le show-room avec fraîcheur et spontanéité teste à son tour : super-top ! Mais quand même un peu trop abrasif pour le visage...
Il faut dire qu'à chaque étape, outre les amies, il y a un testeur motivé : bibi ! Et je dois avouer que mon faciès mal rasé n'est pas aussi doux ni sensible que le minois de ces dames : elles ont le dernier mot en terme de désidératas cosmétiques ! Alors, voilà deux déclinaisons de gommasques :une pour le corps avec pierre ponce et sable de Luengöni (siouplait !) et une autre sans, et à la place la poudre de noyau d'avocat super-fine. Et un autre choix d'huiles essentielles, aussi...
Un grand merci à Jocelyne au passage, qui essaye et kiffe la version 10.3.2 du gommasque, en redemande et téléphonarabise ses amies d'une manière si convaincante... Si j'avais encore des doutes sur la qualité de cette œuvre collective, ils sont pulvérisés...
Dernier rebondissement (mais quel suspens !!), le regard de Carine, jeune esthéticienne passionnée qui m'honore de ses conseils zavisés pour adapter mes produits à ses besoins. En plus, essayer sur les autres, ça donne du recul !! Alors le verdict encourageant : c'est efficace et très doux, maintenant il manque encore de la tenue pour éviter que ça coule dans les cheveux.
Le hasard n'existant pas, à ce moment je tente la mise au point d'un baume démêlant avec Céline, la coiffeuse bio du Faubourg (encore une riche et prolixe connexion !!) et expérimente la gomme de guar (une légumineuse), pour gélifier les phases aqueuses.
Hé bé... ça marche !!! En plus, la sensation de fraîcheur me laisse sur le cul.... (même si c'est sur le visage que je l'ai appliqué !! :-p )
Voilà, vous l'aurez compris, quel plaisir de participer à cette conception en réseau d'un produit nouveau, pas pressé d'être figé dans une recette définitive !!!