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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 19:50

Nous avons vu récemment comment se pratiquait la récolte du miel.

Voici maintenant en schémas et en détail la manière dont les cadres sont gérés à l’occasion de cette opération.

(la légende des schémas est là)

(Ah bon, il faut gérer les cadres ??

Et oui ! Car si dans la nature, les abeilles se débrouillent toutes seules, ce n’est pas le cas quand on leur impose un habitat ouvrable et modulaire comme l’est la ruche Langstroth…

Naturellement, un essaim se développe de haut en bas : les rayons sont prolongés ver le sol, la reine suit le mouvement, les larves qui ont laissé dans l’alvéole cocon et déchets sont au fur et à mesure remplacées par le miel, dans une cire un peu plus foncée, mais très correcte…

Dans la ruche, le couvain est statique, dans la caisse du bas : chaque génération de larve épaissit un peu plus la paroi des alvéoles, ce qui aboutit à « mouler » des abeilles de plus en plus petites, laissant une cire noire et repoussante… Alors l’apiculteur consciencieux et respectueux de ses avettes s’arrange pour remplacer un tiers des cadres du corps de ruche tous les ans, de manière à ce qu’un cadre ne reste pas plus de trois ans dans le couvain.

Le plus simple est de profiter de la récolte pour faire tourner les cadres : voici comment je pratique.

recolte-0.jpg

Quand il est temps de récolter (ce qui est su en observant l’état des miellées au cadre-témoin et en ouvrant la hausse de temps en temps), je retire de la hausse de 1 à 6 cadres, ceux qui sont operculés au 3/4 au minimum.

récolte 1


Pourquoi pas plus ? Il est utile de laisser suffisamment de réserves en cas de mauvais temps ou d’absence de fleurs dans les semaines qui suivent, et d’autre part, le miel sert aussi de tampon thermique, accumulant l’excédent de chaleur dans la journée et le restituant la nuit. Alors si on retire la hausse complète, les ouvrières vont devoir ventiler beaucoup plus le jour, et manger du miel pour chauffer la nuit : c’était donc un mauvais calcul…

 

 

 

C’est le rare moment où la visite du corps de ruche est utile, y compris pour compter le nombre de cadres sur lesquels la reine ponds, ce qui donne une idée de sa fécondité. Et la présence d’œufs me rassure sur sa présence ! Alors allons-y…

 

 

La hausse est retirée et posée sur le toit retourné, par exemple, et la grille à reine est enlevée (en regardant bien que la reine n’est pas sur sa face inférieure, ce qui peut arriver du fait de la fumée introduite par le trou de vol).

 

récolte 2

 

Les cadre « de rive » (sur les côtés) sont inspectés, et montés dans la hausse s’ils sont pleins de miel. En cas de grosse miellée, le miel prends le pas sur le couvain, les alvéoles vides étant remplis de nectar avant que la reine n’aie eu le temps d’y mettre son cul. C’est le « blocage de ponte », favorisant les essaimages. Alors pour éviter cela, on s’arrange pour offrir à la reine le maximum d’alvéoles disponibles, en remplaçant les cadres de rive plein de miel par des cadres vides.

 

récolte 3

 

Ce qui est fait, mais après avoir poussé tous les cadres vers la droite, toujours du même côté, afin que les cadres du centre finissent un jour par se retrouver dans la hausse grâce à ce « tapis roulant manuel » !  Le couvain décentré va être étendu sur les nouveau cadres, déjà bâtis ou mieux : à tisser, afin de donner du travail aux cirières qui se tournent les 6 pouces quand tout est construit !

Pour accélérer le processus et booster la colonie en abeilles, on peut même monter dans la hausse un ou deux cadres de couvain, par exemple les plus noirs, en prenant la précaution de laisser la reine et les mâles en bas (en secouant les cadres au-dessus du corps de ruche). Les abeilles naitront en haut et seront remplacés par le nectar, pendant quelques temps, c’est comme s’il y avait 8, 10 voire 12 cadres de couvain ! Il faudra bien sûr suivre la ruche en conséquence, car beaucoup d’abeilles peut favoriser un essaimage…

 

recolte-3-bis.jpg

 

On remet la grille à reine et la hausse, en complétant avec des cadres bâtis ou à tisser.

 

recolte-4.jpg

 

La colonie est donc soulagée de son excédent de miel, la reine à de nouveau de la place pour pondre, la cire noire d’en bas passe progressivement en haut, la cire noire en haut sera recyclée après l’extraction, toutes les catégories d’abeilles ont de quoi s’occuper, l’essaimage est prévenu (tant que la fièvre du même nom n’est pas enclenchée avant la récolte !) : vous pouvez être fier de ce bon boulot !




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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 23:22
 

Salut !

En observant les visites sur le blog, j’ai remarqué que les pages les plus vues concernent le cadre-témoin et le pollen frais. Un trafic particulier vient du forum sur la ruche Warré, concernant l’utilité du cadre-témoin.

Voici donc comment construire la fameuse petite fenêtre, pour répondre à Djass, ainsi qu’un bilan après quelques mois d’utilisation de cette méthode ingénieuse…



constr-CT-1.jpg

 

 

 

 

 

Pour que tous les cadre-témoins aient la même taille, voici un gabarit de découpe. C’est un rectangle de 140 sur 265 mm, avec deux excroissances de 10 sur 15 en haut pour placer la latte avec l’amorce de cire.
constr-CT-2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

constr-CT-3.jpg

 

 

 

 

Je perce avec une mêche de 10.

 

 

 

 

 

 

Cela permet la découpe à la scie sauteuse.
constr-CT-4.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

constr-CT-5.jpg

 

 

 

 

 

 

Une finition à la rape et la meuleuse, équipée de son disque à poncer ;

 

 

 

 

 

 

 

 

constr-CT-6.jpg

 

 

 

 

 

 

 

J’ajuste les « gonds à visser », de 25 sur 2,5 de diamètre. Les deux en haut doivent pouvoir tourner à la main, pour enlever le plexi au besoin. Ce dernier est découpé aux côtes suivantes : 160 sur 320 mm.

 

 

 

 

 

constr-CT-7.jpg

 

 

 

 

Pour la porte, je coupe dans du contre-plaqué de 9 mm un rectangle de 210 sur 380 mm, avec de quoi faire un cadre de 15 mm de large pour permettre une bonne isolation thermique comme lumineuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

constr-CT-8.jpg

 

 

 

 

 

 

J’agrafe l’isolant, du plastique à bulles aluminisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

constr-CT-9.jpg

 

 

 

 

 

 

Je découpe deux rectangles de la même épaisseur que la porte (20 mm environs) pour fixer les petites charnières : les rectangles seront vissés sur le corps de ruche.

 

 

 

 

 

constr-CT-10.jpg

 

Une fois fixé à la bonne position, je peins le bois et protège le tout avec de la bâche blanche, agrafée sur le dessus de la caisse pour éviter les entrées d’eau.

constr CT-11

 

 

 

 

La latte ou cadron est faite d’un morceau de tasseau, de 285 de long sur 10 d’épaisseur, avec une fente dans laquelle je glisse un morceau de cire gauffrée fixée à la cire fondue. Je ne fixais pas au début, et les languettes ramollissaient à la température de la ruche et tombaient rapidement.

 

 

 

 

 

constr-CT-12.jpg

 

 

 

 

 

 

La latte doit pouvoir se mettre facilement en place, pour pouvoir s’enlever à l’aide du lève-cadre par exemple malgré la propolisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

constr-CT-13.jpg

 

 

 

 

 

 

 

La porte est plaquée contre la ruche avec un petit sandow, accroché à deux vis latérale (les grosses punaises installées au début n’ont pas fait long feu, ce qui a permis l’envoi de quelques missiles imprévus !)

 

 

 

 

 

constr-CT-14.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà ce que ça donne la fenêtre ouverte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

constr-CT-15.jpg

 

 

 

Je colle dans la porte une étiquette pour noter les observations (cf le bilan plus bas pour la traduction !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

constr-CT-16.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

La charnière vue par le dessous ;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

constr-CT-17.jpg

 

 

 

 

 

 

La fixation du sandow ;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

constr-CT-18.jpg

 

 

 

 

 

 

Et la version light de la porte, quand je n’ai pas le temps de construire !! Juste la bache et l’isolant, agrafés ensembles et punaisés au corps de ruche. Vite fait mal fait, car les punaises se plient facilement (c’est du bon bois, les ruches « Th…s » !)

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici aussi un bilan des 6 mois d’utilisation du CT : (repris du forum sur la ruche Warré et complété)

Les moins  :


-ça prends du temps à construire (et ça coûte un poil : plexi, quincaillerie, isolation)


-le système "oblige" à ne pas rater la visite hebdomadaire, et si possible de la faire pour toutes les ruches d'un même rucher, voire tous les ruchers, afin de permettre les comparaisons. J'ai par exemple rater la prévention de 7 essaimages en supprimant une visite et en m'absentant la semaine qui suit : dans ce cas le cadre-témoin ne m'a pas été utile...

 


Les plus   :


-beaucoup moins d'ouvertures du corps de ruche, donc de dérangements, et donc de consommation de miel, ce qui optimise les récoltes ;


-prévention des essaimages : tout travail s'arrête au CT la semaine voire 10-15 jours avant. Cela nécessite de noter les observations hebdomadaires, en collant une étiquette sur laquelle je note ce que j'y vois (par exemple T80 M30 0p10 Oe50, ce qui veut dire "tissé à 80%, avec 30% de miel (dont 10% operculé) et 50% d'œufs". Cela se fait vite fait, et comme ça d'une semaine à l'autre on voit facilement l'évolution ;


-nombreuses observations complémentaires à celles faites au trou de vol. Des fois, il n'y a pas beaucoup d'activité devant, alors que ça s'active derrière !


-observation des comportements des abeilles comme jamais on ne le voit après le passage de l'enfumoir ! les abeilles ne vivent pas la têtes dans les alvéoles, elles font leurs danses, étalent la propolis, s'épouillent, etc... Rien que pour ça, j'y passerais des heures ! Quel plaisir de filmer une reine inspecter les alvéoles et pondre, à 3 cm de son objectif !


-intérêt pédagogique évident, qui permet aux visiteurs béotiens de dépasser vite la peur de la piqure, captivés par ce qu'ils y voient !


-ça donne du travail aux cirières même quand c'est bien plein dedans : petit retard au déclenchement de la fièvre d'essaimage ???


-ça donne de la belle cire bien blanche pour alimenter le cérificateur ;


-je ne fais pas encore d'élevage, mais j'ai bien pensé faire des nucléi compatibles avec les cadres-témoins pour fournir en œufs régulièrement ;


-ça donne une idée des miellées en cours (tout est construit et rempli en moins d'une semaine) ou des périodes creuses (seules les ruches très fortes construisent encore un peu) ;


-pour ceux qui en ont besoin, d’après Vanhée, ça peut être utile pour détecter le varroa  et lutter contre, en coupant la cire tous les 15 jours, pour laisser les cellules de faux-bourdons se faire operculer, avec les varroas dedans.

A noter que pendant le premier mois, les abeilles ont boudé la petite fenêtre derrière. Il est conseillé de bien isolé le plexi pour que les abeilles viennent y travailler. Puis un beau jour, ça a commencer à tisser sur 4 ou 5 ruches, et c'est parti !

Pour les amateurs de photos, le verre est peut-être plus utile que le plexi, car plus facilement nettoyable...

Ce système a été inventé par Paschke, ingénieur allemand dans les années 30, alors qu’il n’avait qu’un morceau de wikende pour s’occuper d’une soixantaine de ruches.

Ses détracteurs lui reprochaient que couper la cire avec des larves dedans, c’était du boulot d’abeilles gâché bêtement. Sa réponse, via Vanhée, est ici.

Pour finir, c’est un système de gestion du rucher très différent de ce qu’on apprends en école d’apiculture, qui nécessite une remise en cause de ses réflexes d’intervention. Même si c'est la raison même de son utilité, ce n’est peut-être pas indiqué aux débutants, mais peut-être je me trompe…

 

Enfin, j'ai beaucoup apprécier la conduite apicole en synergie avec l'abeille, document de Jan Kuppens sur le site du CARI, où l'on voit combien la petite fenêtre peut être utile pour certaines conduites du rucher... Passionnant !

 


Voilà, au plaisir !


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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 21:44

Voici une coupe d’une ruche Langstroth, débarrassée de  ses avettes…

 

 

schema-Langstroth-copie-1.jpg

cadre-perspective.jpg

 

 

Le corps de ruche
C'est le "cœur du réacteur", l'"usine à abeilles", avec ses 10 cadres jointifs pour un maximum de larves possibles

La hausse
Ce grenier à miel contient 9 cadres, dont les alvéoles seront plus profondes donc plus faciles à désoperculer.

Le cadre
L'élément de vie de la ruche, support d'un rayon de cire contenant couvain, pollen et/ou miel


La grille à reine
La reine ne peut monter : elle pondra sur les cadres du bas tandis que la hausse ne contiendra que du miel

L'espace de l'abeille (Bee Space)
C'est l'écartement optimal des éléments, de 8 mm. Au-dessous, les abeilles ont du mal à passer, au-dessus, elle complètent avec de la cire ou de la propolis

Le miel operculé
Il se conserve indéfiniment dans la ruche : on le récolte à ce stade.

Le miel non operculé
Il contient encore trop d'eau, évaporée par la ventilation des ouvrières.

La cire
La colonne vertébrale : soutien et stockage.

Le pollen
Jamais éloigné du couvain...

Le couvain
La zone de ponte de la reine, ayant la forme d'un ballon de rugby et s'étendant sur 6 à 10 cadres. Thermostatés à 35°C, il est "ouvert" (œufs et larves) puis "fermé" (nymphes).

Une cellule royale
Souvent en bordure de couvain, en bas, c'est la relève pour la pondeuse ! Un essaimage se prépare, ou la reine n'assure plus ses fonctions.

 

 

Le pdf qui va bien.

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 20:45

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 21:49

 

extraction-1.jpg

 

 

Voici mon premier « bac à désoperculer-extracteur-maturateur intégré », à l’époque où j’avais 2 ruches… La cocotte 8 litres contient juste un cadre : une grande cuillère sert à gratter les opercules jusqu’à la couche centrale, le panier à patates retient la cire, et le fond de la cuve contient le contenu de 3 cadres à la fois…

(d'ailleurs, si ça vous branche, c'est par là...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Après cette époque héroîque, sont arrivés à la maison que nous partagions avec Laurent un bac à désoperculer, bizarrement utilisé au début…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

extraction-3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

… et même avant un extracteur tangentiel trois cadres, qui nécessitait de retourner les cadres pour les vider complètement, des deux côtés…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

extraction-4.jpg

 

 

 

 

 

 

Le couteau à désoperculer est utilisé pour « ouvrir les placards », permettre ensuite au miel de s'écouler,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

extraction-5

 

 

 

 

 

 

opération complétée à l’aide du peigne, très utile pour aller dans les coins et là où c’est concave.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

extraction-6.jpg

 

 

 

 

 

 

Maintenant que la famille est passée de 2 à plus de 30 ruches, l’extracteur 12 cadres électrique à pris la relève de son petit frère, qui continue cependant sa carrière chez quelques collègues à l’occasion.

 

 

 

 

 

 

extraction-7.jpg

 

 

 

 

 

 

La force centrifuge envoie le miel en fines gouttelettes contre la paroi. l’avantage d’un extracteur radiaire est que les deux côtés des cadres sont vidés à la fois.

 

 

 

 

 

 

 

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Mais gare à une accélération trop rapide ou aux cadres trop fragiles : ils pêtent vite un cable !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La rivière de miel est ensuite filtrée pour garder le gros de la cire, et s’écoule librement dans ces magnifiques seaux en plastique alimentaire…

 

 

 

 

 

 

extraction-10.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est la pesée et le stockage en l’état !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et quand un maturateur est libre, il est aussitôt rempli… Les bulles d’air et les très fines particules de cire remontent en surface en 3 jours mini, ce qui constitue l’écume. Le miel clarifié pourra ensuite être soutiré pour la mise en pot.

 

 

 

 

 

 

extraction-12.jpg

 

 

 

 

 

Quand un cycle d’extractions est complété et que le bac à désoperculer est plein de cire, celle-ci est transférée dans un pressoir qui extraiera quelques kilos de miels encore… La galette de cire finiera quant à elle au cérificateur pour se faire dorer la pillule…

 

 

Il ne reste plus qu’à rincer tout le matériel, à l’eau claire, ce qui n’est pas une mince affaire ! Et bien sûr de beurrer une tartine pour y goûter le fruit de son travail...

 

Bon lêchage de doigts !

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 20:46

recolte-1.jpg

 

 

Nous voilà chez Hnalapan et Adrié Haocas, dans la forêt du côté d’Onatr, à Jozip… Medhi, Wilié et Hnathinyië m’accompagnent en réussissant ce tour de force de rester calmes, de ne pas s’exclamer trop fort, ce qui a permis d’éviter tout dard mal placé… Tant mieux, car Adrié s’est souvenu après que son neveu était allergique aux piqures !

 

 

recolte-2.jpg

 

 

 

 

Alors nous voilà à côté de Shiatsu 2 qui dégueule de miel à ne plus savoir qu’en faire…

Après un léger enfumage, les cadres de la hausse operculés au 3/4 au minimum (dont le miel est assez mûr : il contient moins de 19% d’eau). Ici, panipwoblem, les cadres sont operculés qwasiment complètement..

 

 

 

 

 

 

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On voit même sur certain qu’il y a eu deux miellées : le miel a été fermé autour d’abord, puis au centre récemment, comme l’atteste la couleur plus claire de la cire et la différence d’épaisseur. Il y a donc deux goûts différents sur ce cadre ! Pas étonnant qu’à chaque récolte, c’est la surprise de voir quel parfum aura le précieux nectar…

 

 

 

 

 

 

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Un autre cadre, assez operculé, bien gonflé, avec des alvéoles sur le bois, tellement les ouvrières ont cherché de la place dans les moindres recoins pour se soulager de la cire et stocker ces quantités ahurissantes de nourriture…

 

 

 

 

 

 

 

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Donc on sort les cadres assez mûrs les uns après les autres, on secoue pour faire tomber le gros des abeilles, on balaye doucement les gourmandes qui s’accrochent à leur butin, et on place vite le bébé dans la caisse de récolte, aussitôt renfermée pour éviter d’emmener les avettes jusque dans la miellerie…

 

 

 

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La voilà, la caisse de récolte, faite sur mesure pour 6 cadres, afin d’éviter de se flinguer les lombaires… « Thermopeint » à l’extérieur, cire à l’intérieur, un « chasse-abeilles » pour permettre aux intrépides de sortir, mais non de rentrer, deux poignées bien costaud, et en route pour la miellerie !

 



Il manque de quoi illustrer la fin de l’opération, alors ça fera sûrement l’objet d’un prochain article… La récolte est l’occasion d’aller jeter un oeil sous la grille à reine, dans le corps de ruche. Histoire de remonter les cadres plein de miel, pour permettre à la reine d’étendre sa ponte et de renouveler les cadres. Et pour finir, on complète les trous avec les cadres vides de la caisse de récolte, avant de refermer la boîte à trésors, plein de gratitude pour tout cet or liquide et s’excusant encore pour le dérangement…


 

 

 

 

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 20:24

Coucou les mangeurs de miel !

Peu de nouvelles depuis un certain temps, et pour cause : c’est une époque très dense en récoltes, en essaimages, en constitution d’essaims, sans compter le montage des ruches, le lavage des bocaux et autres préparations de peaux de pamplemousses confites au miel…

 

bouge-1.jpg

 

En essaimages ??? Mais je croyais que ce merveilleux cadre-témoin permettait de l’éviter, non ???
C’est vrai, quand on coupe la construction de cire du cadron toutes les semaines (et si possible, pour toutes les ruches d’un même emplacement le même jour, afin de pouvoir comparer !), on voit bien que tout travail s’arrête net une semaine voire dix jours avant le grand décollage…

Bon, là, j’ai cumulé deux erreurs.. D’abord j’ai sauté une visite hebdomadaire, et dans la foulée, je suis parti une semaine…
Alors, même en ayant prélevé deux ou trois cadres par ruche pour faire un peu de place, quand c’est l’heure, c’est l’heure ! Au retour, 6 ou 7 ruches s’étaient soulagées d’une bonne partie des abeilles et du miel, et de la vieille reine bien sûr…

Dans les ruches d’origine, des cellules royales attestent que la relève est prête, qu’une nouvelle maman se prépare !!!

 

bouge-2.jpg

Voici le berceau d'une jeune maman à peine née : ses "sujettes" on amoindrit l'extrémité de la cellule

pour l'aider à sortir. Une petite semaine plus tard, elle sera fécondée à l'occasion de ses

seuls vols (à part un prochain essaimage, bien sûr !)

puis commencera son seul labeur : la ponte...

 

Vous remarquerez que les abeilles nous montrent toutes le cul :

elles sont trop occupées à manger du miel,

sous l'effet de la fumée !

 

 

 

 

Alors c’est le moment des grosses récoltes de l’année, 150 kg dans la semaine qui suit le retour, et ça continue…

Dis donc, ça fait un moment qu’on parle d’abeilles sur ce blog, il est temps de zieuté de plus près leur précieux trésor !

Miel alors !!!

 

 

bouge-3.jpg

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 09:41

Dites-moi, n’est-ce pas un truc de dingue, cette géométrie parfaite, même pas conçue sous Windows ???


cire-01.jpg

 

 

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Rappelez-vous, à l’atelier de montage, on avait fixé des plaques de cire gauffrées sur les fils en inox des cadres, ces éléments de base de la vie des abeilles.

 

 

 

 

Lorsqu’une miellée est en cours, les jeunes ouvrières entre leur 12ème et 18ème jours se gavent de miel pour fabriquer la cire (à l’instar de nos oreilles, mais sans miel !).

 

 

cire-02bis.jpg

 

 

Elles forment des échafaudages vivants, des "chaînes cirières", chacune passant à sa voisine du dessus le fruit de ses glandes. Les abeilles tout en haut ne chaument pas, construisant sans relâche, sans interruption de matériaux de constructions...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

cire-03.jpg

 

Les cellules fraîchement construites serviront à stocker qui des œufs, qui du pollen, et qui du nectar. Certaines seront bouchées, "operculées", dans le cas des larves de plus de 8-9 jours ou lorsque le miel est mûr.  Il faut 7 à 12 kilos de miel pour fabriquer un kilo de cire : autant dire que cette dernière, composée de plus de 300 types de molécules, n’a pas une petite valeur… Par contre, 65 grammes suffisent pour stocker 1 kilo de miel ! Et une fois construite, c’est pour quelques années…

La plaque de cire gaufrée permet d’avancer le travail, et d’économiser le miel. Le hic, c’est qu’elle stoque en son sein toutes les molécules liposolubles qui ont circulé dans la ruche, y compris les acaricides utilisés contre le Varroa destructor, cette fameuse « tique infernale » de l’abeille présente en Europe.

 

 

 

  cire-04

 

 

 

 

 

 

Mais puisque les abeilles se débrouillent très bien toutes seules, tentons la solution de leur laisser tisser leur rayon, comme des grandes, en mettant juste une amorce de cire ou même rien du tout. Et ça marche !

 

 

 

 

 

 

 

cire-05.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

N’est-ce pas joli, ces rayons déjà remplis, à peine tissés ?


Signe de grande miellée !

 

 

 

 

 

 

 

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Le hic, c’est que le travail n’est pas forcément régulier, peut-être perturbé par la présence des fils, je ne sais pas… Il y a souvent des alvéoles bien plus grandes, que les ouvrières boudent pour le stockage du miel, ou qui provoque la ponte de nombreux mâles, ce qui promet une sacrée pagaille…

 

 

 

 

 

 


En haut : un tissage free, en bas, une figure imposée par la cire gaufrée… Il n’y a pas photo, ‘ce pas !
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Alors essayons une autre approche, investissons pour assurer un avenir sans pollution des cires…

 

 

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Un cérificateur solaire, d’abord : c’est comme un four solaire, qui va accepter les opercules après l’extraction du miel, les bâtisses des cadres-témoins coupées toutes les semaines…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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…et même les cires free-styles si perturbantes, mais heureusement réutilisables d’une autre manière…
Certains jours sont réservés aux vieux cadres, supposés pollués : la cire récupérée servira à faire de l’encaustique, traiter mes petits outils en bois ou produire des bougies… Rien ne se jette, ici !


Voyez comme les déchets, les cocons d’élevages des larves et la propolis restent sur la grille, tandis que la cire fond dans le récipient du bas… (ah zut, on ne le voit pas !)

 

 

 

 

  cire bis-1

Voilà, là on le voit !

La cire surnage dans le bac et se fige le soir, à la "fraîche"

On trouve le miel et les saletés qui ont coulé jusque là

dessous : on ne se mélange pas !

 

cire-10.jpg

 

 

 

 

 

 

La suite se passe en cuisine, autour d’un bain-marie pour fondre en douceur ce précieux trésor. La marmite de cire, en inox, contient aussi un peu d’eau au fond pour piéger le reste des saletés.

 

 

 

 

 

 

 

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Ne pas se tromper de récipient, n'est-ce pas !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une louchette dans le gauffrier…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’excédent de cire coule tandis que le circuit d’eau  autour du téflon refroidit la gauffre…

 

 

 

 

 

 

 

 

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En voilo une plaque prête à être posée, qui va rejoindre ses voisines…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Petit souvenir d’un stage chez Jean-Luc et Jocelyne, à Dumbéa, où Nestor, Jules et moi avons passé quatre jours à affiner nos gestes…

 

 

 

 

 

 

 

 

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On change d’échelle, mais ça n’empêche pas le sourire ! !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même la cire nous fait des petits clins d’œil...

 

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 20:42

 

 

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Voilà ce qui peut arriver quand on pose ses support sur un terrain meuble : ruches bien chargées, pluies et vent, papatras !!

Cela devait bien faire quelques jours, puisque les abeilles feignaient l'indifférence, calmes et faisant leurs allez-retours joyeux…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une princesse pas avare de ses sourires vient prêter main-forte.

 

Merci Victoria !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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On cale bien le support pour éviter de recommencer,

 

 

 

 

 

 

 

 


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puis petit à petit on replace les éléments, plateaux, corps de ruche et hausse allégée de quelques cadres lourdement dorés…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une heure après, il n’y paraît rien, et la visite hebdomadaire suivante montrera que les reines n’ont pas été écrasées pendant l’incident.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que la case veille sur ses pensionnaires renversantes !!

 

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Published by Ludo - dans journal
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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 11:37

Tout apiculteur souhaite voir la majorité de ses ruches débordantes de vie : c’est très utile de sélectionner des souches à la fois douces, productives, fécondes et bonnes nettoyeuses. On fera des essaims ou de l’élevage de reines à partir des meilleures colonies, qui réuniront si possible toutes ces qualités, transmissibles par voie génétique.
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Maintenant, si c’est facile de compter le nombre de piqures, les kilos de miel et de pollen récoltés, le nombre de cadre de couvains occupés par la reine, la capacité à nettoyer parait plus subjectif à définir.

 

 

 

 

Les jeunes abeilles consacrent leurs trois premiers jours au nettoyage des alvéoles et des ruelles : elles éliminent les restes de cocons, larves mycosées et autres déchets de toute sorte en les jetant dehors. Elles boutent dehors les larves de fausses-teignes, ces petits papillons de nuit goulus de vieille cire et de pollen, qui profiteront de la faiblesse d’une colonie pour s’installer.

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La grande fausse-teigne, avec ses gros cocons s’installant jusque dans le bois des cadres, fait des gros dégâts bien visibles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sa petite sœur est plus discrète, mais plus « fourbe » : elle creuse ses galeries sous le couvain, restant hors de portée des ouvrières qui ne les ont pas détecté assez tôt. Les larves d’abeilles ainsi surélevées ne pourront pas être operculées : on observe alors le « couvain chauve » ou tubulaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les fausses-teignes ne sont pas pour autant des prédateurs de l’abeille : juste des opportunistes, qui provoquent la disparition des colonies trop faibles ou ne présentant pas de qualités hygiéniques… Comme les requins, ces nettoyeurs du lagon qui maintiennent la bonne santé des tombants… Tout est lié, j’vous dit !!!

 

 

 

 

 

 

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Alors nous voilà à faire de p’tits trous dans le couvain pour voir ce que nos avettes vont en faire… Hnanë est bien concentré pour percer 50 larves operculés, à l’aide d’une barrette alignant 10 clous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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On repère soigneusement le cadre, pour aller droit au but 24 h après et compter les alvéoles débarrassées de leur cadavre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et ça donne quoi ???

 


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Certaines souches rebouchent simplement les pitis trous, ni vu ni connu j’t’embrouille… La technique de la poussière sous le tapis…

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Ce n’est pas possible, on n’a pas dû bien tuer les larves !!!
Après vérification : si si, elles sont de couleur trop bizarre pour être honnêtes !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’autres colonies s’appliquent à vider consciencieusement les alvéoles saccagées par nos clous indélicats : du bon boulot les filles !!

 

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J’ai observé aussi que les colonies mauvaises nettoyeuses avait un couvain dit « en mosaïque », comme si la reine pondait moins bien, était en bout de course. Dans tous les cas, une reine jeune mettrait un peu de vigueur dans ces quartiers-là...

 

A noter que la technique "officielle" consiste à congeler un losange découpé dans le couvain fermé, et à la remettre en place pour l'observer 24 heures plus tard. On peut aussi congeler à l'azote liquide... Ici, c'est sûrement moins précis mais c'est un peu plus simple et ça évite une visite traumatisante supplémentaire, dont les fifilles se passeraient bien ! C'est vrai, quoi, à la fin...

 

 

 

 

Outre la capacité à nettoyer, il y a un autre comportement hygiénique qui est utile à sélectionner, surtout dans les contrées où le varroa sévit (c’est à dire, presque partout ! Sauf ici pour l’instant…), c’est la capacité à épouiller… Le cadre-témoin offre souvent l’occasion de voir des abeilles écarter les ailes et inviter une frangine à venir lui faire des papouilles, là où ses propres pattes n’ont pas accès… C’est touchant de sollicitude, et c’est bon pour la santé !!

 

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Longue vie aux abeilles… nettoyeuses et nettoyées !!!

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