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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 23:06



Avez-vous remarqué que la Vie se comportait parfois comme une loupe, qui met l’accent sur ce vers quoi nous tournons notre attention ?

Bon OK, c’est trop flou, du concret…

Un matin, voilà quelques jours, voyant une guêpe jaune voleter dans l’herbe, j’imagine que ce ne serait pas cool si je mettais le pied dessus. Quelques heures plus tard, traversant le jardin pieds nus pour saluer mes pitits voisins, je vois la guêpe au moment où elle disparaît sous mon pied… Puis, une douleur cuisante…

Ou encore, je pense sans raison à un ami, pas vu depuis quelques semaines (c’est la fin des grandes vacances !), et PAF : deux heures plus tard je le croise…

Vous aussi, ça vous arrive souvent, n’est-ce pas ! Tout le monde à un hypocondriaque près de chez lui, qui collectionne les ennuis de santé, ou « des qui croient en leur chance » et qui gagnent « par hasard » à la moindre tombola…

Alors voilà, depuis quelques semaines, la peur de ne pas m’en sortir financièrement est ressurgie pleine balle… Pas seulement parce qu’il n’y a pas de réelle miellée depuis mi-novembre (époque où l’ensemble des cadres-témoins ont arrêté d’être tissés), mais aussi parce qu’un nombre hallucinant de factures non prévues se sont amoncelées le mois dernier…

Dans ces moments, chaque tournée de pollen commence par une angoisse : « et si les trappes étaient bien vides, comment vais-je m’en sortir ? », suivie par une récolte une peu désabusée, avec 10 à 20 g par ruche : pas de quoi contenter assurances et autres « pressés de mes sous »…

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Puis un jour, une sorte de lâcher-prise survient… « Qu’importe la récolte » me traîne dans la tête, accompagné d’un soulagement des tensions, tant psychiques que somatiques…

 

 

Je n’en crois pas mes yeux en tirant la première trappe, celle de « Inhim » (amour en Drehu) : c’est bien lourd, d’un beau pollen ocre !! Le même miracle sur toutes les autres ruches équipées de leur trappe, chargées de chez chargées… Et ça grimpe tout les jours, passant de 260 g à 4,5 kg en 4 jours, puis baissant aussi rapidement… Tout en laissant 20 kilos « tombés du ciel » (et oui, ça vole les abeilles !) remplir le congélo, après de belles soirées de tri et de conditionnement, les yeux cernés mais la joie au cœur...

Pour le plaisir de satisfaire mon esprit scientifique, voici en courbe la visualisation de la production moyenne par rucher, depuis le début d’année apicole (le mois d’août). Quelle période bénie que ce début d’année ! Après octobre, on voit que les récoltes sont plus anecdotiques, et ne durent pas trop…

 

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Globalement, les courbes sont assez parallèles, avec parfois un décalage (ça semble fleurir plus précocement en forêt qu’au bord du littoral) ou des variations du fait du changement d’effectif. Lors du fameux pic de février, la courbe du rucher de Traput baisse en plein milieu alors que les deus autres continuent leur progression, simplement parce que j’ai posé dans la foulée les trappes sur les ruches un peu moins fortes, et comme ça démarre toujours doucement les premiers jours, ça se voit sur la courbe…

Alors regardons l’évolution par ruche : c’est plus direct !! Les courbes évoluent globalement de la même manière, même si les quantités varient bien plus !! Le record absolu de 660 g de Vanikoro, le 5 février, côtoie moins d’un gramme pour « l’Odyssée », qui s’avèrera plus tard (aujourd’hui pour être précis !) être orpheline. OK, c’est un cas particulier ! Alors le même jour, « l’abondance » (!) récolte 67 g, soit dix fois moins… Vous imaginez bien que « l’Abondance » est une moins bonne candidate que « Vanikoro », pour transmettre son patrimoine génétique !

 

prod-pollen-ruches.jpg

 

Bien sûr, cette explosion de pollen est sûrement due à un regain de vie dans la forêt quelques semaines après avoir été secouée par la tempête, Vania (pocket…). Peut-être qu’il y a aussi d’autres fleuraisons rapides, qui passent inaperçues si les ruchers sont boudés lors d’un trip cuisine ou soudure à temps plein… C’est toujours bon d’avoir un œil qui traîne du côté des planches d’envol !!

Malgré tout, ça pousse à remercier, la nature, les abeilles, les fleurs, la Vie qui fait un si joli pied de nez, comme pour dire une fois de plus qu’elle mérite bien plus de confiance que mon intellect si limité…

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:54

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Alors voilà des cellules royales apparues sur un cadre témoin en octobre, alors que je m’étais absenté quelques temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comme la colonie est excellente nettoyeuse, je décide d’orpheliner une mauvaise élève dans ce domaine, et de tenter une « greffe de cellule royale » pour améliorer la génétique de cette deuxième colonie.

 

Voyez comme les larves mycosées se sont amoncelées au fond de la ruche ! Quel gachis !! Changez-moi cette reine !!!

 

 

 

 

 

 

 

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Je découpe un morceau de couvain avec cinq belles cellules royales, tout en en laissant suffisamment pour la ruche pourvoyeuse, en pleine fièvre d’essaimage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Fixation sur une autre barrette, à l’aide d’allumettes taillées en pointe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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J’ai lu quelque part que badigeonner les cellules royales avec du miel augmentait le taux d’acceptation de la part de la colonie receveuse : essayons !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les fifilles ont l’air d’apprécier !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La semaine suivante, à l’occasion d’un contrôle au cadre-témoin, c’est le constat de l’échec…

Les cellules royales ont proprement disparues. Rejet de la greffe !!
Etaient-elles trop éloignées du couvain ? Quelle erreur ai-je bien pu faire ?? C’est vrai que l’abeille noire n’est pas réputée pour sa facilité d’élevage… Mais bon, si un habitué de la manipulation des cellules royales avait un tuyau, je serais preneur !

Un autre enseignement de l’expérience, c’est la fragilité de la fixation du morceau de couvain. Il ne restait plus grand chose de fixé !! Couler de la cire pour souder le morceau serait plus efficace : on verra pour de nouveaux essais…

 

 

 

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La ruche orphelinée ne s’en remettra jamais… La jeune reine qu’elle a élevée toute seule a dû se faire manger par un oiseau lors de son vol de fécondation, lors d’une visite quelques temps plus tard, il ne restait qu’un peu de couvain fermé. Une telle colonie finira bourdonneuse si l’on ne fait rien (les ouvrières se mettent à pondre des œufs non fécondés, qui ne donneront que des mâles).

Comme la quantité de couvain calcifié était effroyable et que la population avait déjà baissé assez nettement, j’ai décidé de fusionner la colonie orpheline avec une autre bien portante.

On utilise une ou deux feuilles de papier journal pour isoler les abeilles. Le temps qu’elles déchirent le papier, les odeurs se sont mélangées et les nouvelles arrivantes seront acceptées comme des sœurs… Il ne restera plus qu’à retirer la caisse aux cadres noirs quelques jours plus tard pour ne pas répandre plus les mycoses…

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 17:40

Comme je commence à distribuer un peu de propolis, voici la fiche qui accompagne cette petite merveille...

 

 

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Présentation


La propolis est la troisième merveille (à l’instar du nectar et du pollen), élaborée par les plantes, collectée par les butineuses et utilisée par l’homme pour sa santé. Ce mélange complexe de résines et de baumes sert à la protection des bourgeons ; les abeilles s’en servent pour réduire l’entrée de leur colonie et comme « paillasson sanitaire » au retour des butineuses (d’où le nom « pro polis », « devant la cité » en grec). L’ensemble de la surface interne de la ruche, alvéoles comprises, en est recouverte d’une fine couche (additionnée de salive) dont les propriétés antibactériennes et antifongiques permettent de contrôler la contamination des larves et denrées (malgré des conditions extrêmement favorables au développement des bactéries et autres mycoses). Mélangées à de la cire et d’autres matériaux de construction, ces résines sont également utilisées pour fixer des éléments mobiles, boucher des petits trous, peaufiner l’isolation thermique et l’étanchéité ou embaumer le cadavre d’un intrus, empêchant ainsi une putréfaction fatale à la colonie.

Les Egyptiens connaissaient ces vertus et utilisaient la propolis pour la momification de leurs pharaons. Elle fut également utilisée comme vernis des Stradivarius, ce qui leur conférait des propriétés vibratoires particulières. Mais l’usage majeur, traditionnel et empirique de cette substance résineuse par l’homme est le traitement des affections de la sphère ORL, de la peau et le renforcement de l’immunité.

 

 

Formulation et indications


La formulation complexe (et variable), comprenant une synergie remarquable de 60 flavonoïdes, explique les propriétés antibiotiques, antivirales, antifongiques, antigerminatives, anesthésiques, cicatrisantes, antioxydantes, anti-rhumatismales ainsi qu’une action sur le métabolisme du neurone, une intervention dans les mécanismes immunologiques et des propriétés anti-inflammatoires et anti-tumorales non négligeables. La « redécouverte » moderne de la propolis est à l’origine de nombreuses études qui permettront d’utiliser au mieux ces différentes facettes de manière bien cadrée. Précisons que l’utilisation des différentes formulations chez l’homme ne provoque pas d’effets secondaires néfastes (hormis quelques rares cas d’allergie, moins de 0,5 pour mille), est bien tolérée et est compatible avec les autres thérapeutiques.

La propolis est utilisée pour augmenter la résistance naturelle, ou comme traitement ou adjuvant des affections suivantes (avec les conseils de votre médecin traitant bien sûr !) :
* sphère cardio-vasculaire : influence favorable sur le cœur, les parois des vaisseaux et les troubles dûs à l’artériosclérose ;
* sphère respiratoire : affections ORL (angines, pharyngites, rhinites, otites), broncho-pulmonaires (asthme, rhume des foins, bronchites chroniques, grippe) ;
* sphère digestive : stomatologie (hygiène dentaire, gingivites, aphtes, douleurs et infections dentaires), gastrites, certains ulcères, colites ;
* sphère génito-urinaire : inflammations, affections de la prostate ;
* sphère dermatologique : contusions, coupures, brûlures, infections, callosités, verrues, cicatrices chéloïdes, eczémas, psoriasis, mycoses, zona, lésions anales ;
* sphères diverses : métabolique (dont chélation de métaux lourds), affections thyroïdiennes, certains rhumatismes, orgelets, régénération de l’organisme après stress ;
* douleur : anesthésises locales, arthrites et arthrose ;
* effets sur le cancer : renforcement de l’effet de la chimiothérapie et baisse de ses effets secondaires, amélioration de la formule sanguine, action anti-tumorale sur certains types de cancer (études sur animaux).

 

 

 

Utilisation


La propolis brute récoltée à l’aide de grille par l’apiculteur peut être consommée telle quelle, en la mâchant longuement comme un chewing-gum. Celle issue du raclage des éléments de la ruche (pouvant contenir des impuretés : débris d’abeilles, bois, etc…) sera traitée sous la forme d’une extraction à l’alcool à 70°. Une fois filtrée et l’alcool évaporé, « l’extrait mou de propolis » peut être dilué dans le miel, ce qui donne la « propomiel » à l’utilisation facile, aussi bien par voie externe qu’interne.

La posologie type est la suivante :
-pour la propolis brute : 1 à 3 g par jour, répartis en 3 fois, pendant une semaine ;
-pour l’extrait alcoolique à 15% : 5 à 30 gouttes dans un verre d’eau avant chaque repas ou sur un sucre (laissez l’alcool s’évaporer) ; par tamponnement ou en aérosol par voie externe ;
-la propomiel à 5% d’extrait mou s’ingère à raison de quelques grammes avant la prise des repas ; elle peut être diluée au dixième pour l’application externe.

Un traitement de 2 à 3 semaines ne présentant pas d’amélirorations ne devrait pas être poursuivi.
Suivez les conseils de votre thérapeute !



Sources principales (et plus d’infos) :


biogassendi
Dr Donadieu


Autres liens :


Dr Stangaciu
passeport santé
pleine-santé
vidéo propolis et cancer
article de Mr Percie du Sert
vidéo propolis et immunité

 

Lien pour cette fiche en pdf

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 11:51

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Revenons à nos fourmis… On s’était arrêté à la « petite fourmi de feu » (comme disent les Tahitiens) ou « fourmi électrique » (plus localement) dont la stratégie  de coopération entre colonies lui a permis l’envahissement inéluctable des biotopes calédoniens, depuis son introduction accidentelle voilà quelques décennies. Elle est présente sur les quatre ruchers en forêt, seule la maison est épargnée malgré la pression locale (puisque tous les voisins l’ont déjà…).

 

 

 

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Pour éviter qu’elles ne montent dans les ruches, j’enduis les pieds des supports de graisse marine, répulsif efficace et qui tient assez longtemps. j’évite aussi l’ombre des arbres, car elles tombent aussi du ciel !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mais comme les tubes sont creux, c’est utile aussi de poser les pieds sur une planchette graissée. Et de bien boucher le haut des tubes avec du cica…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lorsque les fourmis ont élus domicile dans la ruche profitant des failles de ces stratagèmes, ou lors de leur séjour au sol pendant la tempête, on s’en aperçoit assez vite du fait d’une mortalité importante, et de nombreuses abeilles agonisantes au sol, se tordant de douleur… Ici, par dessous la trappe à pollen, on distingue l’accumulation de cadavres que les nettoyeuses n’ont pu sortir du fait de la grille à pollen. Il est temps de faire quelque chose !

 

 

 

 

 

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On reprends le support magique,

 

 

 

 

 

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Elles sont bien visibles, dans les interstices, ces menaces minuscules !!

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une vision de cauchemard pour tout amoureux de ses avettes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un petit secouage pour enlever les cadavres,un crâmage de fourmiz au chalumeau,
et on remonte le tout !
un contrôle ultérieur montrera que la mesure a été efficace, le gros des fourmis a disparu et le reste a pu être géré par les ouvrières. Ouf !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Autre source de nuisance, les fourmis noires qui logent dans les cloisons des maisons en tôle, gourmandes du miel qui goutte des robinet des mâturateurs !


Ce n’est pas gênant en soi, sauf si elles envahissent les cuves et se noient massivement dans le miel, ce qui le rends de suite moins appétissant…

 

 

 

 

 

 

 

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Alors j’utilise le même stratagème : de la graisse aux pieds !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je limite aussi leurs sorties des cloisons en les bouchant au cica  au fur et à mesure de leur découverte…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’arrive pas à mettre des insecticides, même spécifiques des fourmis…
Quand vous vivez grâce au travail d’insectes sociaux, comment génocider leurs cousines éloignées ???
Et peut-être que laisser vivre les fourmis noires, sous contrôle relatif, retarde l’arrivées des petites rouges si urticantes...

 

 

 

 

Elles nous envoient parfois des messages si éloquents !! Garantie sans trucages !!!

 

 

 

 

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PS : merci à Tophe pour les photos et la bonne humeur...

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:07

 

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Nous avons déjà vu une cellule royale ouverte au bout, bien proprement : signe d’une reine « née pour régner »… Si la colonie est très forte, elle partira avec une partie des abeilles, tout comme sa mère, formant un essaim secondaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mais si la population est adaptée au volume de la ruche, ce sera la nouvelle maman. Ses sœurs sur le point de naître seront tuées sans pitié : leur cellule sera attaquée sur le côté.

 

 

 

 

 

`

 

 

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La jeune reine est à peine plus grosse que les abeilles après sa naissance :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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il faut un sacré coup d’œil pour la reconnaître parmi les ouvrières !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Après son (ou ses) vol(s) de fécondation, son abdomen est nettement plus gonflé, et dépasse largement des ailes. Il est utile aussi de marquer les reines d’un point de couleur sur le thorax, selon un code ( ou ) indiquant l’année de naissance et facilitant le suivi et le remplacement des reines au bon moment.

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 20:12

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Rébus

 

 

 

 

 

 

Il y a des jours où les cocotiers rangent leurs feuilles toutes du même côté…
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Des jours où les satellites nous spiralisent la tête…

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Où la mer perd son calme et son horizontalité…

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Vania se creuse et approche de Lifou, la météo annonce des trombes d’eau et des rafales à 70-80 nœuds, on va passer en alerte rouge : plus le temps de faire le tour des ruchers ! Que faire ?

Ce qu’on peut, mon n'veu !!

 

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Avec Jérome, on pose les ruches par terre dans les deux principaux ruchers, avec les supports (ou un agglo) sur les toîts, puis on va s’occuper d’un autre chantier qui prendra l’essentiel de notre temps pour les trois jours suivants…

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Au bilan : aucune ruche n’est tombée, 7 toits se sont envolés (parmi les ruchers non visités, bien sûr !), seules trois colonies sur trente et un affichent une baisse assez nette d’activité. Finalement, le principal problème fut un début d’envahissement de quelques ruches par les fourmis électriques, ces diables rouges de moins de 2 millimètres qui peuvent pousser une colonie à la désertion (les abeilles quittent la ruche en abandonnant le couvain) . Ne pas trop traîner pour remettre les ruches sur leurs supports…
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Alors heureux que la « dépression tropicale forte » ne se soit pas transformée en véritable cyclone ! Croisons les doigts que les suivantes soient « aussi clémentes » !!

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 22:00

Ce qu’il y a d’extraordinaire chez les abeilles, c’est de sentir combien la colonie est un être vivant à part entière, tout autant que chaque individu qui la/le compose…

 

 

Chaque « famille d’abeilles », en fusion symbiotique avec le végétal, se nourrit donc du suc et de la poudre des fleurs, et se protège de la résine des bourgeons. Etalée sur une douzaine de kilomètres carrés la journée, elle se replie entièrement dans une petite boîte ou à l’abri d’un tronc la nuit. En perpétuel développement le long de l'année, la famille est capable d'hiberner comme les ours si l'hiver est rude.

 

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L’entité « colonie » se bouture comme du végétal, ou se coupe en deux comme une bactérie. Une moitié est alors  mobile le temps de l’essaimage, puis se fixe comme une huitre sur un pieu… Cette entité peut vivre quelques jours à quelques décennies, bien plus que la durée de vie d’un quelconque de ses membres ! Tout comme les cellules de notre corps, sans cesse renouvelées, de telle manière que tous les 7 ans, notre corps ne contient plus aucune molécule présente auparavant !!!

 

 

La cire est sa colonne vertébrale, le couvain son utérus (thermostaté à 35°C, comme un animal à sang chaud !), la reine son ovaire, les gardiennes son système immunitaire, la ruche sa peau, le miel son gras (comme protection thermique tout comme réserves énergétiques), les nettoyeuses ses reins, les productrices de gelée ses seins, les phéromones ses neurones, les butineuses ses mains, et ses zones érogènes, puisqu'elles font l'amour aux fleurs de l'aube au crépuscule…

 

 

Qui est le chef, le cerveau ? la reine, avec son titre de monarque ?? point du tout !
Elle est au service de la colonie, comme chaque membre de la tribu… Comme la tribu est au service de chacun…
Alors si l’ovaire ne ponds plus d’œufs, le système immunitaire a tôt fait de bouter dehors l’inutile, de la remplacer dart-dart…
Mais où est donc rangée son intelligence, son âme, sa sensibilité ?? Vous aimeriez bien le savoir ?? Moi aussi !!!

 

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C’est vrai que le caractère de cette entité mi-animale, mi-plante, est transmise en partie par les gènes semés par la mère pondeuse… Changez la reine, et la colonie, à l’issue du renouvellement de ses membres, deviendra plus douce, ou moins nettoyeuse, collera tout à la propolis ou aura tendance à piller le grenier des voisines ! Quelle éducation !!

 

 

C’est tellement marquant que chaque entité-colonie a son caractère, que je n’ai pu m’empêcher de les baptiser plutôt que de les numéroter… C’est qu’on s’attache, à ces groupes vivants de petites bêtes !!

 

 

Alors, pas étonnant que ces sociétés de 25 millions d’années nos aînées aient tant inspiré philosophes, hommes d’églises ou poètes : nos familles humaines, clans, tribus, patries, fédérations, syndicats, sectes, amicales, associations, confréries ou autres ethnies ne seraient-ils pas aussi des êtres vivants complets ??? La Vie sous toutes ses facettes !!

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 21:06

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Voilà, c’est parti, un vrombissement régulier vous a tiré le nez dehors, et vous voilà à jouir d’un spectacle inoubliable : la grande joie des avettes qui décollent pour fonder une famille ailleurs…

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Facile de repérer quelle ruche est la source de l’hémorragie ! Sa planche d’envol est à sens unique.

 

 

 

 

 

 

 

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Au cadre-témoin, on aurait vu que ça s’affole derrière, si la mise au point n’avait pas été faite sur le reflet du jardin !

 

 

 

 

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On surveille le trafic, et en 10 minutes, le nuage sonore s’est calmé et concentré en une grappe à portée de main, une dizaine de mètres à tout casser. Elles aiment beaucoup ce tronc de cocotier, par exemple (et le coin du toit aussi). SI on laisse faire, elles y restent 2-3 heures à 2-3 jours, le temps de laisser les éclaireuses apporter la bonne nouvelle d’une prochaine destination, définitive cette fois-ci !

 

 

 

 

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Alors c’est parti pour les enfumer un poil, histoire de les prévenir (tout en leur demandant si leur programme pourrait comprendre un nouveau logement sur place, plutôt qu’un dessous de falaise mal protégé ! Enfin, c’est elles qui voient, hein !)

 

 

 

 

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Coupons cette branchette de Noni qui plie sous le poids d’une partie de la nouvelle famille !

 

 

 

 

 

 

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Et approchons-là au-dessus d’une ruche équipée de ses cadres avec cire gaufrée, d’une caisse vide pour canaliser et d’une grille à reine pour repérer cette dernière,

 

 

 

 

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Un petit coup sec et tout le monde descends !

 

 

 

 

 

 

 

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Le reste de l’essaim est patiemment balayé dans un petit carton et transféré sur la grille,

 

 

 

 

 

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jusqu’à ce que le gros de l’essaim aie changé de localisation !
La ruche est le plus près possible du tronc d’ailleurs, pour que les frangines retrouvent le troupeau.

 

 

 

 

 

 

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En voilà quelques unes qui « battent le rappel » : bien campées sur leurs pattes, le dernier segment de l’abdomen ouvert pour lâcher les effluves de la glandes de Nasarov, les ailes ventilantes pour diffuser ces phéromones, elles guident de leur odeur les glandues myopes qui n’ont pas encore tout compris…
Signe que la reine est sûrement dans le paquet !

 

 

 

 

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Bon, il va falloir les aider, « dispersez-vous ! » à coup de fumée, ça sent peut-être encore la reine par là, mais elle n’y est plus les filles !

 

 

 

 

 

 

 

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C’est fou ce qu’elles sont douces pendant un essaimage ! Pour le plus grand bonheur de cet amateur de miel, qui n’a pas gardé le voile très longtemps !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Portrait de famille…

 

 

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Alors à force de fouiner dans la grappe (et ce n’est pas sale !), nous trouvons cette jeune reine noire, que nous nous empressons d’encager pour « fixer » l’essaim autour de leur reine, et leur faire adopter plus sûrement leur nouveau logis. En principe, on place la cage entre deux cadres et on libère la mère le lendemain.

En principe aussi, les abeilles se précipitent autour de leur génitrice afin de la nourrir à travers la cage. Euh, c’est pas vraiment le cas ici…
Et je comprends mieux 5 minutes plus tard, en voyant une vieille reine et sa cour rentrer par la porte principale dans son royaume ! OK, je libère la jeune alors…

 

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Ne reste plus qu’à retirer la grille et la caisse, en secouant doucement les avettes à l’intérieur. Un couvre-cadre est laissé entrouvert, histoire de laisser le gros de la grappe pénétrer dans leurs agapes, par la porte de service…

 

 

 

 

 

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ce qui est encouragé avec un peu de fumée !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un essaim récupéré de cette manière construit très vite les rayons : parfois on pose la hausse la semaine qui suit ! Champagne pour la pendaison de crémaillère !! Les abeilles d’essaimage ont une vigueur étonnante, c’est vraiment un joli spectacle…

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Published by Ludo - dans débutants
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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 21:18

Vous rappelez-vous des cellules de fifilles, de bouts d'mecs et de maman ?

 

Alors, selon vous, ces cellules sont de quel type ???

 

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De nièce ?

 

 

D'arrière-grand-tante ??

 

 

 

Bé naaan, de COUSINE !!

 

 

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La fameuse guêpe jaune, avec ses longues papattes dégingandées, qui ressemblent à des aérofreins quand elle vole !!

 

Plutôt cool, elle ne supporte cependant pas qu'on attaque au sabre l'arbuste sur lequel est fixé son nid de carton...

 

Voici par exemple une vieille attaque banzaï sur le bout du nez : c'est du joli !

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 21:10

 

 

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Cela me titillait depuis un moment, et le projet s’est enclenché le jour où un ami et son fils ont décidé de me construire une ruche kényane, histoire de faire un projet de menuiserie ensemble, tout en me faisant plaisir… Quelle chance, n’est-ce pas !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour plus d’info sur cette ruche très simple, dite à rayon mobile ou à barre de haut (Kenyan Top Bar Hive, ou KTBH), suivez le pas-à-pas de Gilles Fert, zieutez ce comparatif KTBH/Langstroth ou allez voir sur les sites anglosaxons, où ce modèle de boîte à abeilles est de plus en plus prisé…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour lui installer une famille ailée, j’y ai posé un corps de ruche avec une colonie, lui souhaitant de s’étendre par dessous, en occupant ce grand volume vide. Mais bon, je dois mal parler abeille, car l’essaim en pleine expansion a préféré essaimer que de suivre mes imprécations…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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J’ai beau avoir collé deux amorces de cire pour les apâter, provenant des cadres-témoins des voisines, on voit nettement sur cette photo qu’elles préfèrent monter direct là-haut. Le déclic ! Les abeilles n’aiment pas les halls de cathédrales…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Alors, aux grands mots les grands rhums-aides ! Les cadres sont balayés un à un, par Mat’ (le monsieur « tsunamis » des îles !), afin de ne laisser que les abeilles, reine et faux-bourdons inclus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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On enlève ensuite le corps Langstroth,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un nourrissement à base de miel, issu du raclage des grilles à reines , histoire d'apaiser le stress et de permettre la construction des nouveaux rayons,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mat vérifie à l’entrée que tout va bien, et ça semble être le cas !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le corps de ruche débarrassé de ses pensionnaires ira rejoindre une ruche forte, et quelques jours plus tard, rechargée en avettes, ira fonder une autre famille ailleurs…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un contrôle plus tard : ça a bien marché !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les amorces ont été agrandies, d’autres barres se sont vus alourdies d’un beau rayon plein de couvain, attestant la présence de la reine : ne reste plus qu’à déplacer la paroi mobile pour rajouter une ou deux barres à mesure de l’agrandissement de la colonie…

Vivement le miel en rayon !!

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