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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:07

 

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Nous avons déjà vu une cellule royale ouverte au bout, bien proprement : signe d’une reine « née pour régner »… Si la colonie est très forte, elle partira avec une partie des abeilles, tout comme sa mère, formant un essaim secondaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mais si la population est adaptée au volume de la ruche, ce sera la nouvelle maman. Ses sœurs sur le point de naître seront tuées sans pitié : leur cellule sera attaquée sur le côté.

 

 

 

 

 

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La jeune reine est à peine plus grosse que les abeilles après sa naissance :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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il faut un sacré coup d’œil pour la reconnaître parmi les ouvrières !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Après son (ou ses) vol(s) de fécondation, son abdomen est nettement plus gonflé, et dépasse largement des ailes. Il est utile aussi de marquer les reines d’un point de couleur sur le thorax, selon un code ( ou ) indiquant l’année de naissance et facilitant le suivi et le remplacement des reines au bon moment.

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 20:12

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Rébus

 

 

 

 

 

 

Il y a des jours où les cocotiers rangent leurs feuilles toutes du même côté…
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Des jours où les satellites nous spiralisent la tête…

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Où la mer perd son calme et son horizontalité…

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Vania se creuse et approche de Lifou, la météo annonce des trombes d’eau et des rafales à 70-80 nœuds, on va passer en alerte rouge : plus le temps de faire le tour des ruchers ! Que faire ?

Ce qu’on peut, mon n'veu !!

 

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Avec Jérome, on pose les ruches par terre dans les deux principaux ruchers, avec les supports (ou un agglo) sur les toîts, puis on va s’occuper d’un autre chantier qui prendra l’essentiel de notre temps pour les trois jours suivants…

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Au bilan : aucune ruche n’est tombée, 7 toits se sont envolés (parmi les ruchers non visités, bien sûr !), seules trois colonies sur trente et un affichent une baisse assez nette d’activité. Finalement, le principal problème fut un début d’envahissement de quelques ruches par les fourmis électriques, ces diables rouges de moins de 2 millimètres qui peuvent pousser une colonie à la désertion (les abeilles quittent la ruche en abandonnant le couvain) . Ne pas trop traîner pour remettre les ruches sur leurs supports…
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Alors heureux que la « dépression tropicale forte » ne se soit pas transformée en véritable cyclone ! Croisons les doigts que les suivantes soient « aussi clémentes » !!

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 22:00

Ce qu’il y a d’extraordinaire chez les abeilles, c’est de sentir combien la colonie est un être vivant à part entière, tout autant que chaque individu qui la/le compose…

 

 

Chaque « famille d’abeilles », en fusion symbiotique avec le végétal, se nourrit donc du suc et de la poudre des fleurs, et se protège de la résine des bourgeons. Etalée sur une douzaine de kilomètres carrés la journée, elle se replie entièrement dans une petite boîte ou à l’abri d’un tronc la nuit. En perpétuel développement le long de l'année, la famille est capable d'hiberner comme les ours si l'hiver est rude.

 

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L’entité « colonie » se bouture comme du végétal, ou se coupe en deux comme une bactérie. Une moitié est alors  mobile le temps de l’essaimage, puis se fixe comme une huitre sur un pieu… Cette entité peut vivre quelques jours à quelques décennies, bien plus que la durée de vie d’un quelconque de ses membres ! Tout comme les cellules de notre corps, sans cesse renouvelées, de telle manière que tous les 7 ans, notre corps ne contient plus aucune molécule présente auparavant !!!

 

 

La cire est sa colonne vertébrale, le couvain son utérus (thermostaté à 35°C, comme un animal à sang chaud !), la reine son ovaire, les gardiennes son système immunitaire, la ruche sa peau, le miel son gras (comme protection thermique tout comme réserves énergétiques), les nettoyeuses ses reins, les productrices de gelée ses seins, les phéromones ses neurones, les butineuses ses mains, et ses zones érogènes, puisqu'elles font l'amour aux fleurs de l'aube au crépuscule…

 

 

Qui est le chef, le cerveau ? la reine, avec son titre de monarque ?? point du tout !
Elle est au service de la colonie, comme chaque membre de la tribu… Comme la tribu est au service de chacun…
Alors si l’ovaire ne ponds plus d’œufs, le système immunitaire a tôt fait de bouter dehors l’inutile, de la remplacer dart-dart…
Mais où est donc rangée son intelligence, son âme, sa sensibilité ?? Vous aimeriez bien le savoir ?? Moi aussi !!!

 

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C’est vrai que le caractère de cette entité mi-animale, mi-plante, est transmise en partie par les gènes semés par la mère pondeuse… Changez la reine, et la colonie, à l’issue du renouvellement de ses membres, deviendra plus douce, ou moins nettoyeuse, collera tout à la propolis ou aura tendance à piller le grenier des voisines ! Quelle éducation !!

 

 

C’est tellement marquant que chaque entité-colonie a son caractère, que je n’ai pu m’empêcher de les baptiser plutôt que de les numéroter… C’est qu’on s’attache, à ces groupes vivants de petites bêtes !!

 

 

Alors, pas étonnant que ces sociétés de 25 millions d’années nos aînées aient tant inspiré philosophes, hommes d’églises ou poètes : nos familles humaines, clans, tribus, patries, fédérations, syndicats, sectes, amicales, associations, confréries ou autres ethnies ne seraient-ils pas aussi des êtres vivants complets ??? La Vie sous toutes ses facettes !!

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 21:06

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Voilà, c’est parti, un vrombissement régulier vous a tiré le nez dehors, et vous voilà à jouir d’un spectacle inoubliable : la grande joie des avettes qui décollent pour fonder une famille ailleurs…

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Facile de repérer quelle ruche est la source de l’hémorragie ! Sa planche d’envol est à sens unique.

 

 

 

 

 

 

 

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Au cadre-témoin, on aurait vu que ça s’affole derrière, si la mise au point n’avait pas été faite sur le reflet du jardin !

 

 

 

 

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On surveille le trafic, et en 10 minutes, le nuage sonore s’est calmé et concentré en une grappe à portée de main, une dizaine de mètres à tout casser. Elles aiment beaucoup ce tronc de cocotier, par exemple (et le coin du toit aussi). SI on laisse faire, elles y restent 2-3 heures à 2-3 jours, le temps de laisser les éclaireuses apporter la bonne nouvelle d’une prochaine destination, définitive cette fois-ci !

 

 

 

 

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Alors c’est parti pour les enfumer un poil, histoire de les prévenir (tout en leur demandant si leur programme pourrait comprendre un nouveau logement sur place, plutôt qu’un dessous de falaise mal protégé ! Enfin, c’est elles qui voient, hein !)

 

 

 

 

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Coupons cette branchette de Noni qui plie sous le poids d’une partie de la nouvelle famille !

 

 

 

 

 

 

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Et approchons-là au-dessus d’une ruche équipée de ses cadres avec cire gaufrée, d’une caisse vide pour canaliser et d’une grille à reine pour repérer cette dernière,

 

 

 

 

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Un petit coup sec et tout le monde descends !

 

 

 

 

 

 

 

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Le reste de l’essaim est patiemment balayé dans un petit carton et transféré sur la grille,

 

 

 

 

 

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jusqu’à ce que le gros de l’essaim aie changé de localisation !
La ruche est le plus près possible du tronc d’ailleurs, pour que les frangines retrouvent le troupeau.

 

 

 

 

 

 

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En voilà quelques unes qui « battent le rappel » : bien campées sur leurs pattes, le dernier segment de l’abdomen ouvert pour lâcher les effluves de la glandes de Nasarov, les ailes ventilantes pour diffuser ces phéromones, elles guident de leur odeur les glandues myopes qui n’ont pas encore tout compris…
Signe que la reine est sûrement dans le paquet !

 

 

 

 

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Bon, il va falloir les aider, « dispersez-vous ! » à coup de fumée, ça sent peut-être encore la reine par là, mais elle n’y est plus les filles !

 

 

 

 

 

 

 

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C’est fou ce qu’elles sont douces pendant un essaimage ! Pour le plus grand bonheur de cet amateur de miel, qui n’a pas gardé le voile très longtemps !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Portrait de famille…

 

 

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Alors à force de fouiner dans la grappe (et ce n’est pas sale !), nous trouvons cette jeune reine noire, que nous nous empressons d’encager pour « fixer » l’essaim autour de leur reine, et leur faire adopter plus sûrement leur nouveau logis. En principe, on place la cage entre deux cadres et on libère la mère le lendemain.

En principe aussi, les abeilles se précipitent autour de leur génitrice afin de la nourrir à travers la cage. Euh, c’est pas vraiment le cas ici…
Et je comprends mieux 5 minutes plus tard, en voyant une vieille reine et sa cour rentrer par la porte principale dans son royaume ! OK, je libère la jeune alors…

 

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Ne reste plus qu’à retirer la grille et la caisse, en secouant doucement les avettes à l’intérieur. Un couvre-cadre est laissé entrouvert, histoire de laisser le gros de la grappe pénétrer dans leurs agapes, par la porte de service…

 

 

 

 

 

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ce qui est encouragé avec un peu de fumée !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un essaim récupéré de cette manière construit très vite les rayons : parfois on pose la hausse la semaine qui suit ! Champagne pour la pendaison de crémaillère !! Les abeilles d’essaimage ont une vigueur étonnante, c’est vraiment un joli spectacle…

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 21:18

Vous rappelez-vous des cellules de fifilles, de bouts d'mecs et de maman ?

 

Alors, selon vous, ces cellules sont de quel type ???

 

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De nièce ?

 

 

D'arrière-grand-tante ??

 

 

 

Bé naaan, de COUSINE !!

 

 

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La fameuse guêpe jaune, avec ses longues papattes dégingandées, qui ressemblent à des aérofreins quand elle vole !!

 

Plutôt cool, elle ne supporte cependant pas qu'on attaque au sabre l'arbuste sur lequel est fixé son nid de carton...

 

Voici par exemple une vieille attaque banzaï sur le bout du nez : c'est du joli !

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 21:10

 

 

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Cela me titillait depuis un moment, et le projet s’est enclenché le jour où un ami et son fils ont décidé de me construire une ruche kényane, histoire de faire un projet de menuiserie ensemble, tout en me faisant plaisir… Quelle chance, n’est-ce pas !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour plus d’info sur cette ruche très simple, dite à rayon mobile ou à barre de haut (Kenyan Top Bar Hive, ou KTBH), suivez le pas-à-pas de Gilles Fert, zieutez ce comparatif KTBH/Langstroth ou allez voir sur les sites anglosaxons, où ce modèle de boîte à abeilles est de plus en plus prisé…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour lui installer une famille ailée, j’y ai posé un corps de ruche avec une colonie, lui souhaitant de s’étendre par dessous, en occupant ce grand volume vide. Mais bon, je dois mal parler abeille, car l’essaim en pleine expansion a préféré essaimer que de suivre mes imprécations…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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J’ai beau avoir collé deux amorces de cire pour les apâter, provenant des cadres-témoins des voisines, on voit nettement sur cette photo qu’elles préfèrent monter direct là-haut. Le déclic ! Les abeilles n’aiment pas les halls de cathédrales…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Alors, aux grands mots les grands rhums-aides ! Les cadres sont balayés un à un, par Mat’ (le monsieur « tsunamis » des îles !), afin de ne laisser que les abeilles, reine et faux-bourdons inclus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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On enlève ensuite le corps Langstroth,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un nourrissement à base de miel, issu du raclage des grilles à reines , histoire d'apaiser le stress et de permettre la construction des nouveaux rayons,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mat vérifie à l’entrée que tout va bien, et ça semble être le cas !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le corps de ruche débarrassé de ses pensionnaires ira rejoindre une ruche forte, et quelques jours plus tard, rechargée en avettes, ira fonder une autre famille ailleurs…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un contrôle plus tard : ça a bien marché !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les amorces ont été agrandies, d’autres barres se sont vus alourdies d’un beau rayon plein de couvain, attestant la présence de la reine : ne reste plus qu’à déplacer la paroi mobile pour rajouter une ou deux barres à mesure de l’agrandissement de la colonie…

Vivement le miel en rayon !!

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 19:50

Nous avons vu récemment comment se pratiquait la récolte du miel.

Voici maintenant en schémas et en détail la manière dont les cadres sont gérés à l’occasion de cette opération.

(la légende des schémas est là)

(Ah bon, il faut gérer les cadres ??

Et oui ! Car si dans la nature, les abeilles se débrouillent toutes seules, ce n’est pas le cas quand on leur impose un habitat ouvrable et modulaire comme l’est la ruche Langstroth…

Naturellement, un essaim se développe de haut en bas : les rayons sont prolongés ver le sol, la reine suit le mouvement, les larves qui ont laissé dans l’alvéole cocon et déchets sont au fur et à mesure remplacées par le miel, dans une cire un peu plus foncée, mais très correcte…

Dans la ruche, le couvain est statique, dans la caisse du bas : chaque génération de larve épaissit un peu plus la paroi des alvéoles, ce qui aboutit à « mouler » des abeilles de plus en plus petites, laissant une cire noire et repoussante… Alors l’apiculteur consciencieux et respectueux de ses avettes s’arrange pour remplacer un tiers des cadres du corps de ruche tous les ans, de manière à ce qu’un cadre ne reste pas plus de trois ans dans le couvain.

Le plus simple est de profiter de la récolte pour faire tourner les cadres : voici comment je pratique.

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Quand il est temps de récolter (ce qui est su en observant l’état des miellées au cadre-témoin et en ouvrant la hausse de temps en temps), je retire de la hausse de 1 à 6 cadres, ceux qui sont operculés au 3/4 au minimum.

récolte 1


Pourquoi pas plus ? Il est utile de laisser suffisamment de réserves en cas de mauvais temps ou d’absence de fleurs dans les semaines qui suivent, et d’autre part, le miel sert aussi de tampon thermique, accumulant l’excédent de chaleur dans la journée et le restituant la nuit. Alors si on retire la hausse complète, les ouvrières vont devoir ventiler beaucoup plus le jour, et manger du miel pour chauffer la nuit : c’était donc un mauvais calcul…

 

 

 

C’est le rare moment où la visite du corps de ruche est utile, y compris pour compter le nombre de cadres sur lesquels la reine ponds, ce qui donne une idée de sa fécondité. Et la présence d’œufs me rassure sur sa présence ! Alors allons-y…

 

 

La hausse est retirée et posée sur le toit retourné, par exemple, et la grille à reine est enlevée (en regardant bien que la reine n’est pas sur sa face inférieure, ce qui peut arriver du fait de la fumée introduite par le trou de vol).

 

récolte 2

 

Les cadre « de rive » (sur les côtés) sont inspectés, et montés dans la hausse s’ils sont pleins de miel. En cas de grosse miellée, le miel prends le pas sur le couvain, les alvéoles vides étant remplis de nectar avant que la reine n’aie eu le temps d’y mettre son cul. C’est le « blocage de ponte », favorisant les essaimages. Alors pour éviter cela, on s’arrange pour offrir à la reine le maximum d’alvéoles disponibles, en remplaçant les cadres de rive plein de miel par des cadres vides.

 

récolte 3

 

Ce qui est fait, mais après avoir poussé tous les cadres vers la droite, toujours du même côté, afin que les cadres du centre finissent un jour par se retrouver dans la hausse grâce à ce « tapis roulant manuel » !  Le couvain décentré va être étendu sur les nouveau cadres, déjà bâtis ou mieux : à tisser, afin de donner du travail aux cirières qui se tournent les 6 pouces quand tout est construit !

Pour accélérer le processus et booster la colonie en abeilles, on peut même monter dans la hausse un ou deux cadres de couvain, par exemple les plus noirs, en prenant la précaution de laisser la reine et les mâles en bas (en secouant les cadres au-dessus du corps de ruche). Les abeilles naitront en haut et seront remplacés par le nectar, pendant quelques temps, c’est comme s’il y avait 8, 10 voire 12 cadres de couvain ! Il faudra bien sûr suivre la ruche en conséquence, car beaucoup d’abeilles peut favoriser un essaimage…

 

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On remet la grille à reine et la hausse, en complétant avec des cadres bâtis ou à tisser.

 

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La colonie est donc soulagée de son excédent de miel, la reine à de nouveau de la place pour pondre, la cire noire d’en bas passe progressivement en haut, la cire noire en haut sera recyclée après l’extraction, toutes les catégories d’abeilles ont de quoi s’occuper, l’essaimage est prévenu (tant que la fièvre du même nom n’est pas enclenchée avant la récolte !) : vous pouvez être fier de ce bon boulot !




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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 23:22
 

Salut !

En observant les visites sur le blog, j’ai remarqué que les pages les plus vues concernent le cadre-témoin et le pollen frais. Un trafic particulier vient du forum sur la ruche Warré, concernant l’utilité du cadre-témoin.

Voici donc comment construire la fameuse petite fenêtre, pour répondre à Djass, ainsi qu’un bilan après quelques mois d’utilisation de cette méthode ingénieuse…



constr-CT-1.jpg

 

 

 

 

 

Pour que tous les cadre-témoins aient la même taille, voici un gabarit de découpe. C’est un rectangle de 140 sur 265 mm, avec deux excroissances de 10 sur 15 en haut pour placer la latte avec l’amorce de cire.
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Je perce avec une mêche de 10.

 

 

 

 

 

 

Cela permet la découpe à la scie sauteuse.
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Une finition à la rape et la meuleuse, équipée de son disque à poncer ;

 

 

 

 

 

 

 

 

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J’ajuste les « gonds à visser », de 25 sur 2,5 de diamètre. Les deux en haut doivent pouvoir tourner à la main, pour enlever le plexi au besoin. Ce dernier est découpé aux côtes suivantes : 160 sur 320 mm.

 

 

 

 

 

constr-CT-7.jpg

 

 

 

 

Pour la porte, je coupe dans du contre-plaqué de 9 mm un rectangle de 210 sur 380 mm, avec de quoi faire un cadre de 15 mm de large pour permettre une bonne isolation thermique comme lumineuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

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J’agrafe l’isolant, du plastique à bulles aluminisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je découpe deux rectangles de la même épaisseur que la porte (20 mm environs) pour fixer les petites charnières : les rectangles seront vissés sur le corps de ruche.

 

 

 

 

 

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Une fois fixé à la bonne position, je peins le bois et protège le tout avec de la bâche blanche, agrafée sur le dessus de la caisse pour éviter les entrées d’eau.

constr CT-11

 

 

 

 

La latte ou cadron est faite d’un morceau de tasseau, de 285 de long sur 10 d’épaisseur, avec une fente dans laquelle je glisse un morceau de cire gauffrée fixée à la cire fondue. Je ne fixais pas au début, et les languettes ramollissaient à la température de la ruche et tombaient rapidement.

 

 

 

 

 

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La latte doit pouvoir se mettre facilement en place, pour pouvoir s’enlever à l’aide du lève-cadre par exemple malgré la propolisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

constr-CT-13.jpg

 

 

 

 

 

 

 

La porte est plaquée contre la ruche avec un petit sandow, accroché à deux vis latérale (les grosses punaises installées au début n’ont pas fait long feu, ce qui a permis l’envoi de quelques missiles imprévus !)

 

 

 

 

 

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Voilà ce que ça donne la fenêtre ouverte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je colle dans la porte une étiquette pour noter les observations (cf le bilan plus bas pour la traduction !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La charnière vue par le dessous ;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La fixation du sandow ;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et la version light de la porte, quand je n’ai pas le temps de construire !! Juste la bache et l’isolant, agrafés ensembles et punaisés au corps de ruche. Vite fait mal fait, car les punaises se plient facilement (c’est du bon bois, les ruches « Th…s » !)

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici aussi un bilan des 6 mois d’utilisation du CT : (repris du forum sur la ruche Warré et complété)

Les moins  :


-ça prends du temps à construire (et ça coûte un poil : plexi, quincaillerie, isolation)


-le système "oblige" à ne pas rater la visite hebdomadaire, et si possible de la faire pour toutes les ruches d'un même rucher, voire tous les ruchers, afin de permettre les comparaisons. J'ai par exemple rater la prévention de 7 essaimages en supprimant une visite et en m'absentant la semaine qui suit : dans ce cas le cadre-témoin ne m'a pas été utile...

 


Les plus   :


-beaucoup moins d'ouvertures du corps de ruche, donc de dérangements, et donc de consommation de miel, ce qui optimise les récoltes ;


-prévention des essaimages : tout travail s'arrête au CT la semaine voire 10-15 jours avant. Cela nécessite de noter les observations hebdomadaires, en collant une étiquette sur laquelle je note ce que j'y vois (par exemple T80 M30 0p10 Oe50, ce qui veut dire "tissé à 80%, avec 30% de miel (dont 10% operculé) et 50% d'œufs". Cela se fait vite fait, et comme ça d'une semaine à l'autre on voit facilement l'évolution ;


-nombreuses observations complémentaires à celles faites au trou de vol. Des fois, il n'y a pas beaucoup d'activité devant, alors que ça s'active derrière !


-observation des comportements des abeilles comme jamais on ne le voit après le passage de l'enfumoir ! les abeilles ne vivent pas la têtes dans les alvéoles, elles font leurs danses, étalent la propolis, s'épouillent, etc... Rien que pour ça, j'y passerais des heures ! Quel plaisir de filmer une reine inspecter les alvéoles et pondre, à 3 cm de son objectif !


-intérêt pédagogique évident, qui permet aux visiteurs béotiens de dépasser vite la peur de la piqure, captivés par ce qu'ils y voient !


-ça donne du travail aux cirières même quand c'est bien plein dedans : petit retard au déclenchement de la fièvre d'essaimage ???


-ça donne de la belle cire bien blanche pour alimenter le cérificateur ;


-je ne fais pas encore d'élevage, mais j'ai bien pensé faire des nucléi compatibles avec les cadres-témoins pour fournir en œufs régulièrement ;


-ça donne une idée des miellées en cours (tout est construit et rempli en moins d'une semaine) ou des périodes creuses (seules les ruches très fortes construisent encore un peu) ;


-pour ceux qui en ont besoin, d’après Vanhée, ça peut être utile pour détecter le varroa  et lutter contre, en coupant la cire tous les 15 jours, pour laisser les cellules de faux-bourdons se faire operculer, avec les varroas dedans.

A noter que pendant le premier mois, les abeilles ont boudé la petite fenêtre derrière. Il est conseillé de bien isolé le plexi pour que les abeilles viennent y travailler. Puis un beau jour, ça a commencer à tisser sur 4 ou 5 ruches, et c'est parti !

Pour les amateurs de photos, le verre est peut-être plus utile que le plexi, car plus facilement nettoyable...

Ce système a été inventé par Paschke, ingénieur allemand dans les années 30, alors qu’il n’avait qu’un morceau de wikende pour s’occuper d’une soixantaine de ruches.

Ses détracteurs lui reprochaient que couper la cire avec des larves dedans, c’était du boulot d’abeilles gâché bêtement. Sa réponse, via Vanhée, est ici.

Pour finir, c’est un système de gestion du rucher très différent de ce qu’on apprends en école d’apiculture, qui nécessite une remise en cause de ses réflexes d’intervention. Même si c'est la raison même de son utilité, ce n’est peut-être pas indiqué aux débutants, mais peut-être je me trompe…

 

Enfin, j'ai beaucoup apprécier la conduite apicole en synergie avec l'abeille, document de Jan Kuppens sur le site du CARI, où l'on voit combien la petite fenêtre peut être utile pour certaines conduites du rucher... Passionnant !

 


Voilà, au plaisir !


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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 21:44

Voici une coupe d’une ruche Langstroth, débarrassée de  ses avettes…

 

 

schema-Langstroth-copie-1.jpg

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Le corps de ruche
C'est le "cœur du réacteur", l'"usine à abeilles", avec ses 10 cadres jointifs pour un maximum de larves possibles

La hausse
Ce grenier à miel contient 9 cadres, dont les alvéoles seront plus profondes donc plus faciles à désoperculer.

Le cadre
L'élément de vie de la ruche, support d'un rayon de cire contenant couvain, pollen et/ou miel


La grille à reine
La reine ne peut monter : elle pondra sur les cadres du bas tandis que la hausse ne contiendra que du miel

L'espace de l'abeille (Bee Space)
C'est l'écartement optimal des éléments, de 8 mm. Au-dessous, les abeilles ont du mal à passer, au-dessus, elle complètent avec de la cire ou de la propolis

Le miel operculé
Il se conserve indéfiniment dans la ruche : on le récolte à ce stade.

Le miel non operculé
Il contient encore trop d'eau, évaporée par la ventilation des ouvrières.

La cire
La colonne vertébrale : soutien et stockage.

Le pollen
Jamais éloigné du couvain...

Le couvain
La zone de ponte de la reine, ayant la forme d'un ballon de rugby et s'étendant sur 6 à 10 cadres. Thermostatés à 35°C, il est "ouvert" (œufs et larves) puis "fermé" (nymphes).

Une cellule royale
Souvent en bordure de couvain, en bas, c'est la relève pour la pondeuse ! Un essaimage se prépare, ou la reine n'assure plus ses fonctions.

 

 

Le pdf qui va bien.

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 20:45

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