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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 22:26

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Vous souvenez-vous de cette propolis, qu'elle soit raclée un peu partout ou récupérée sur les grilles ?
Mettons-là au congélateur, histoire de la durcir un brin…

 

 

 

 

 

 

 

 

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C’est alors possible de la casser en petits morceaux, en la fracassant au marteau. Utilisez un plastique bien solide !

 

 

 

 

 

 

 

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Un moulin à café finit le travail, en réduisant en poudre très fine le fruit du martelage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je laisse la poudre (20 g) dans des bocaux avec de l’alcool à 70° (180 g) pendant deux à trois semaines ensuite…
L’alcool médical étant dénaturé, mieux vaut utiliser de l’eau de vie ou autre alcool de fruit, 70° étant l’optimum pour extraite le maximum de molécules. Pour ma part, je distille deux fois l’eau de rinçage du matériel après extraction, laissée au soleil afin que le miel fermente.
Voyez comment l’alcool incolore prends vite une couleur orangée à brune ! Et ce d’autant plus vite que les bocaux sont remués tous les jours…

 

 

 

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Après une filtration soignée (à l’aide de passoires et d’un tissu en coton), la solution alcoolique de propolis est mise en bocaux ouverts, disposés dans un évaporateur solaire, une cuve fermée d’un plastique en forme de cône.
(Remarque : le reste de propolis non dissoute, qui contient la cire et les saletés, possède encore des molécules intéressantes, et peu subir le même traitement de dissolution à l’alcool.)

 

 

 

 

 

 

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L’alcool s’évapore et se condense sur le film plastique : les gouttes retombent dans cet entonnoir, relié à un bocal extérieur à l’aide d’un tuyau de gaz.

 

 

 

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Et voici le solvant qui se retrouve en bas, prêt pour une nouvelle dissolution de propo !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dans les bocaux, se concentre l’extrait mou de propolis. Avec 20 g de poudre, je récupère 4 à 5 grammes d’extrait concentré et purifié.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cette substance se divise naturellement en une phase liquide, et une autre phase pâteuse. Cette base me sert ensuite à confectionner les préparations plus facilement utilisables au quotidien : suite au prochain numéro !

schéma du distillateur solaire

schéma du distillateur solaire

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 19:57

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Ce matin, il y a une drôle d’activité autour de « l’Odyssée »…

Il y a pas mal d’abeilles qui rentrent et qui sortent. Jusque là, rien d’anormal… Plus étrange, personne ne reste sur la planche d’envol. Et il y a de l’animation sous la ruche, et même autour. Là, ça sent l’alerte !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Voilà une planche d’envol « normale », avec le balai des butineuses certes, mais aussi les ventileuses qui moulinent, et quelques gardiennes qui font le service d’ordre.

 

 

 

 

 

 

 

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En y regardant de plus près, il y a même des fourmis noires qui vont et viennent dans la hausse, signe qu’elle ne doit plus être gardée par les ouvrières. C’en est trop !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Au cadre-témoin, on voit quelques abeilles excitée qui tentent de sortir en voyant la lumière, et point barre… Personne entre les cadres !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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A l’ouverture, la ruche est bien vide de ses habitantes, à par les voisines qui viennent faire leurs emplettes. D’où l’excitation tout autour !
Sur ce cadre, on voit qu’il n’y a plus de couvain là où la cire est plus sombre (qui était occupée par les oeufs et les larves précédemment). Des larves de petites fausses-teignes (ça fait beaucoup d’épithètes disgracieux pour une même bestiole !) ont déjà fait leurs galeries, s’empiffrant de pollen au passage. Et signe caractéristique du pillage, les alvéoles de miel operculé sont déchiquetées au cours de la razzia !!

la ruche devait être orpheline depuis un bon moment. J’aurais dû m’en douter à l’occasion du pic de pollen du mois dernier, car la récolte quasi-nulle (alors que c’était l’orgie pour toutes les autres ruches !) signait bien l’absence de couvain ! Comme quoi, une visite en bas de temps en temps ce n’est peut-être pas inutile !!

 

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Toutes les abeilles du quartier s’en donnent donc à cœur-joie, d’autant plus que c’est un peu la misère côté nectar en ce moment… Cela peut donner des réactions en chaîne, une excitation telle que l’ensemble des abeilles d’une ruche partent à l’assaut de la faiblarde, laissant une ruche sans défense, la porte grande ouverte pour un autre pillage !! Il est urgent d’enfumer toutes les colonies, et de réduire les entrées pour faciliter la défense. Et bien sûr, éviter de laisser traîner du miel dehors à côté du rucher !
La voisine d’Odyssée commençant à subir les assauts du quartier, la voilà muselée quelques heures, tandis que la suivante, très forte, reçoit la hausse de l’orpheline.

Fin de l’épisode...

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 21:32

Hier, "Vis" me propose d'aller voir un essaim installé sous un arbre dans la forêt.

 

Et voilà !

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 20:47

Revenons à la propolis, dont nous avons abordé les propriétés et les usages voilà quelques temps…

 

 

 

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La voilà, la fameuse résine, de couleur marron, à droite (alors qu’à gauche, l'espace plus important est bouché à la cire) ! Les ouvrières bouchent les interstices où elles n’ont pas accès, et où les larves de fausses-teignes se réfugient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Là, la propo est clairement utilisée pour boucher un courant d’air qui n’en manque pas… C’est quoi cette vitre trop courte ?? Pas grave, le magic mastic s’occupe de tout !

 

Voyez aussi comment les cadres ne sont pas couleur bois, mais légèrement jaunis… à la propolis, bien sûr !!

 

 

 

 

 

 

 

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Les grilles à reines sont souvent bien chargés en propolis, et tout fastidieux soit l’opération de la récupérer avec le tournevis de la bonne largeur, ça donne de bonnes quantités… Penser à retirer les abeilles plates, malgré tout !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’essentiel de la récolte de la propolis brute se fait par grattage, des différents éléments de la ruche, à l’aide du lève-cadre par exemple. Deux types d’inconvénients :


-on ne connait pas la date de récolte par les abeilles, et la substance balsamique peut être d’autant plus oxydée qu’elle est ancienne (et donc moins efficace) ;


-ce qui est récolté est « pollué » par des débris d’abeilles, des raclures de bois, des cocons de fausses-teignes et autres substances peu apétissantes…

 

 

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Voilà pourquoi c’est une bonne idée de poser des grilles à propolis (ici, une grille plastique de détection varroa, ça se trouve en rouleaux de 25 m), que l’on place sous le couvre-cadre : les petits trous stimulent la récolte de la « bee glue » pour boucher tout ça… Avantages : on connait parfaitement la date du début de récolte, et la propo ne contient que de la cire comme autre substance. Autant dire qu’elle peut être consommée telle quelle, pour ceux à qui ça plait de mâcher des chewing-gum bizarroïdes !!

 

 

 

 

 

 

 

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Je roule ensuite les grilles avant de les congeler, pour durcir la résine,

 

 

 

 

 

 

 

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et ensuite « c’est un jeu d’enfant » de faire tomber les paillettes en tordant la grilles dans tous les sens…
Sauf quand on utilise de la moustiquaire, aux trous trop fins et à la structure trop fragile, comme je faisais auparavant ! De quoi s’arracher les cheveux !!

(les gants sont bienvenus, d’ailleurs !)

 

 

 

 

 

 

 

 

Et nous voilà avec nos deux qualités de propolis, de grille à gauche et de raclage à droite…

Seule la première est consommable telle quelle, et les deux sont traitables à l’alcool à 70°. Mais ça, ce sera pour une prochaine fois !!

 

 

propolis-1

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 21:10

abeilles-et-eau-1

 

 

 

 

 

 

Les abeilles ont besoin d’eau, surtout si le nectar est concentré, ou en l’absence de miellée pendant les chaleurs… Ce pas-à-pas vous conduira où il faut pour bien abreuver vos abeilles. Mais aujourd’hui, c’est plutôt dans la miellerie que ça se passe : car le pire ennemi du miel, c’est l’eau !

 

 

 

 

 

 

 

 

miel-et-eau-1

 

 

Le miel est hygroscopique, ce qui veut dire qu’il attire inlassablement l’eau. Mais tout dépend de l’humidité ambiante, car en dessous de 60% d’humidité, il restitue l’eau à l’atmosphère !

 

 

C’est donc utile d’extraire ou de conditionner les jours de grand beau sec. Et quand ce n’est pas le cas, ce qui arrive fréquemment en saison humide (d’où son nom !!), c’est sympa de pouvoir mesurer l’hygrométrie ambiante, et de pouvoir la corriger avec un déshumidificateur pour travailler dans de bonnes conditions.

 

 

 

 

 

miel-et-eau-2

 

 

Nous avons vu lors de la récolte que les cadres suffisamment operculés seront choisis pour l’extraction : cela garantie que les 80 % d’eau du nectar sera évaporé pour n’en laisser que 14 à 20 %.
Cela, c’est la théorie qui marche la plupart du temps, mais pas toujours ! En saison humide, on peut trouver du miel « humide » sous l’opercule, à 21 ou 22 % !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Alors voilà le réfractomètre, un outil de mesure qui peut venir en appui du bon sens… On pose une goutte de miel sur le prisme bleuté, on rabat la languette de plastique, et la lumière va être réfractée, déviée plus on moins fort selon le pourcentage d’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Voilà par exemple ce que donne un miel récolté en octobre. L’échelle de droite indique le pourcentage d’eau. La limite entre le blanc et le bleu coupe cette échelle vers 15 et demi. Un bon cru, qui se conservera longtemps ! On peut mettre "2 ans" sur l'étiquette sans rougir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Celui-là, récolté après la tempête, juste avant le déplacement du rucher d’Onatr (histoire d’alléger un peu les brouettes !), sort de cadres operculés pareillement, voire même plus ! Il affiche cependant son 20,5 % d’eau. Pas sûr qu’il passera les 6 mois sans s’abimer...

 

 

 

 

 

 

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Voilà enfin, pour le feune, ce que donne la mesure d’une goutte de miel, tombée sous le robinet du maturateur, et laissée à l’air libre pendant trois heures. On ne peut pas lire tellement ça sort de l’échelle !!!

 

 

 

Alors, c’est quoi le problème de la dilution du miel ?
Au-delà de 20-21 % d’eau, les levures présentes naturellement dans le miel (on vous avait prévenu que c’était bien vivant !) sont capables de travailler, utilisant les sucres pour leur métabolisme et les dégradant en alcool. Le miel fermente : bulles, acidité, odeur d’alcool, tout y est !

Si vous souhaitez appréciez votre « nourriture céleste » de longs mois durant (même si un pot entamé ne passe pas facilement la semaine !), fermez bien le pot après avoir léché la cuillère…
Si au contraire vous goûterez bien du nectar divin, qu’on appelle l’hydromel, un véritable chantier s’impose, et faites appel à un pro.

Enfin, si vous voulez tenter d’élaborer une boisson simple, sorte de bière de miel, diluez, diluez le nectar (une bonne manière de valoriser le rinçage des opercules !), laissez-le quelques jours à température ambiante, et quand il commence à pétiller, à votre goût, mettez-le au frais ! Sans trop abuser, bien sûûûûr !!!

 

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 20:50

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Vous souvenez-vous de Victoria, princesse au beau sourire et aux grands pieds ??   Voilà Wali, sa maman : on comprends de qui elle tient ! Du moins pour le sourire !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Alors, avec Wali, on découvre un peu déconfits comment une ruche bien vivante huit jours plus tôt est retrouvée froide, vaincue par KO par une autoroute de fourmis électriques…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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J’avais oublié d’y mettre de la graisse !! L’on ne m’y reprendra plus !

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 23:06



Avez-vous remarqué que la Vie se comportait parfois comme une loupe, qui met l’accent sur ce vers quoi nous tournons notre attention ?

Bon OK, c’est trop flou, du concret…

Un matin, voilà quelques jours, voyant une guêpe jaune voleter dans l’herbe, j’imagine que ce ne serait pas cool si je mettais le pied dessus. Quelques heures plus tard, traversant le jardin pieds nus pour saluer mes pitits voisins, je vois la guêpe au moment où elle disparaît sous mon pied… Puis, une douleur cuisante…

Ou encore, je pense sans raison à un ami, pas vu depuis quelques semaines (c’est la fin des grandes vacances !), et PAF : deux heures plus tard je le croise…

Vous aussi, ça vous arrive souvent, n’est-ce pas ! Tout le monde à un hypocondriaque près de chez lui, qui collectionne les ennuis de santé, ou « des qui croient en leur chance » et qui gagnent « par hasard » à la moindre tombola…

Alors voilà, depuis quelques semaines, la peur de ne pas m’en sortir financièrement est ressurgie pleine balle… Pas seulement parce qu’il n’y a pas de réelle miellée depuis mi-novembre (époque où l’ensemble des cadres-témoins ont arrêté d’être tissés), mais aussi parce qu’un nombre hallucinant de factures non prévues se sont amoncelées le mois dernier…

Dans ces moments, chaque tournée de pollen commence par une angoisse : « et si les trappes étaient bien vides, comment vais-je m’en sortir ? », suivie par une récolte une peu désabusée, avec 10 à 20 g par ruche : pas de quoi contenter assurances et autres « pressés de mes sous »…

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Puis un jour, une sorte de lâcher-prise survient… « Qu’importe la récolte » me traîne dans la tête, accompagné d’un soulagement des tensions, tant psychiques que somatiques…

 

 

Je n’en crois pas mes yeux en tirant la première trappe, celle de « Inhim » (amour en Drehu) : c’est bien lourd, d’un beau pollen ocre !! Le même miracle sur toutes les autres ruches équipées de leur trappe, chargées de chez chargées… Et ça grimpe tout les jours, passant de 260 g à 4,5 kg en 4 jours, puis baissant aussi rapidement… Tout en laissant 20 kilos « tombés du ciel » (et oui, ça vole les abeilles !) remplir le congélo, après de belles soirées de tri et de conditionnement, les yeux cernés mais la joie au cœur...

Pour le plaisir de satisfaire mon esprit scientifique, voici en courbe la visualisation de la production moyenne par rucher, depuis le début d’année apicole (le mois d’août). Quelle période bénie que ce début d’année ! Après octobre, on voit que les récoltes sont plus anecdotiques, et ne durent pas trop…

 

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Globalement, les courbes sont assez parallèles, avec parfois un décalage (ça semble fleurir plus précocement en forêt qu’au bord du littoral) ou des variations du fait du changement d’effectif. Lors du fameux pic de février, la courbe du rucher de Traput baisse en plein milieu alors que les deus autres continuent leur progression, simplement parce que j’ai posé dans la foulée les trappes sur les ruches un peu moins fortes, et comme ça démarre toujours doucement les premiers jours, ça se voit sur la courbe…

Alors regardons l’évolution par ruche : c’est plus direct !! Les courbes évoluent globalement de la même manière, même si les quantités varient bien plus !! Le record absolu de 660 g de Vanikoro, le 5 février, côtoie moins d’un gramme pour « l’Odyssée », qui s’avèrera plus tard (aujourd’hui pour être précis !) être orpheline. OK, c’est un cas particulier ! Alors le même jour, « l’abondance » (!) récolte 67 g, soit dix fois moins… Vous imaginez bien que « l’Abondance » est une moins bonne candidate que « Vanikoro », pour transmettre son patrimoine génétique !

 

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Bien sûr, cette explosion de pollen est sûrement due à un regain de vie dans la forêt quelques semaines après avoir été secouée par la tempête, Vania (pocket…). Peut-être qu’il y a aussi d’autres fleuraisons rapides, qui passent inaperçues si les ruchers sont boudés lors d’un trip cuisine ou soudure à temps plein… C’est toujours bon d’avoir un œil qui traîne du côté des planches d’envol !!

Malgré tout, ça pousse à remercier, la nature, les abeilles, les fleurs, la Vie qui fait un si joli pied de nez, comme pour dire une fois de plus qu’elle mérite bien plus de confiance que mon intellect si limité…

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:54

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Alors voilà des cellules royales apparues sur un cadre témoin en octobre, alors que je m’étais absenté quelques temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comme la colonie est excellente nettoyeuse, je décide d’orpheliner une mauvaise élève dans ce domaine, et de tenter une « greffe de cellule royale » pour améliorer la génétique de cette deuxième colonie.

 

Voyez comme les larves mycosées se sont amoncelées au fond de la ruche ! Quel gachis !! Changez-moi cette reine !!!

 

 

 

 

 

 

 

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Je découpe un morceau de couvain avec cinq belles cellules royales, tout en en laissant suffisamment pour la ruche pourvoyeuse, en pleine fièvre d’essaimage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Fixation sur une autre barrette, à l’aide d’allumettes taillées en pointe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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J’ai lu quelque part que badigeonner les cellules royales avec du miel augmentait le taux d’acceptation de la part de la colonie receveuse : essayons !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les fifilles ont l’air d’apprécier !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La semaine suivante, à l’occasion d’un contrôle au cadre-témoin, c’est le constat de l’échec…

Les cellules royales ont proprement disparues. Rejet de la greffe !!
Etaient-elles trop éloignées du couvain ? Quelle erreur ai-je bien pu faire ?? C’est vrai que l’abeille noire n’est pas réputée pour sa facilité d’élevage… Mais bon, si un habitué de la manipulation des cellules royales avait un tuyau, je serais preneur !

Un autre enseignement de l’expérience, c’est la fragilité de la fixation du morceau de couvain. Il ne restait plus grand chose de fixé !! Couler de la cire pour souder le morceau serait plus efficace : on verra pour de nouveaux essais…

 

 

 

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La ruche orphelinée ne s’en remettra jamais… La jeune reine qu’elle a élevée toute seule a dû se faire manger par un oiseau lors de son vol de fécondation, lors d’une visite quelques temps plus tard, il ne restait qu’un peu de couvain fermé. Une telle colonie finira bourdonneuse si l’on ne fait rien (les ouvrières se mettent à pondre des œufs non fécondés, qui ne donneront que des mâles).

Comme la quantité de couvain calcifié était effroyable et que la population avait déjà baissé assez nettement, j’ai décidé de fusionner la colonie orpheline avec une autre bien portante.

On utilise une ou deux feuilles de papier journal pour isoler les abeilles. Le temps qu’elles déchirent le papier, les odeurs se sont mélangées et les nouvelles arrivantes seront acceptées comme des sœurs… Il ne restera plus qu’à retirer la caisse aux cadres noirs quelques jours plus tard pour ne pas répandre plus les mycoses…

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 17:40

Comme je commence à distribuer un peu de propolis, voici la fiche qui accompagne cette petite merveille...

 

 

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Présentation


La propolis est la troisième merveille (à l’instar du nectar et du pollen), élaborée par les plantes, collectée par les butineuses et utilisée par l’homme pour sa santé. Ce mélange complexe de résines et de baumes sert à la protection des bourgeons ; les abeilles s’en servent pour réduire l’entrée de leur colonie et comme « paillasson sanitaire » au retour des butineuses (d’où le nom « pro polis », « devant la cité » en grec). L’ensemble de la surface interne de la ruche, alvéoles comprises, en est recouverte d’une fine couche (additionnée de salive) dont les propriétés antibactériennes et antifongiques permettent de contrôler la contamination des larves et denrées (malgré des conditions extrêmement favorables au développement des bactéries et autres mycoses). Mélangées à de la cire et d’autres matériaux de construction, ces résines sont également utilisées pour fixer des éléments mobiles, boucher des petits trous, peaufiner l’isolation thermique et l’étanchéité ou embaumer le cadavre d’un intrus, empêchant ainsi une putréfaction fatale à la colonie.

Les Egyptiens connaissaient ces vertus et utilisaient la propolis pour la momification de leurs pharaons. Elle fut également utilisée comme vernis des Stradivarius, ce qui leur conférait des propriétés vibratoires particulières. Mais l’usage majeur, traditionnel et empirique de cette substance résineuse par l’homme est le traitement des affections de la sphère ORL, de la peau et le renforcement de l’immunité.

 

 

Formulation et indications


La formulation complexe (et variable), comprenant une synergie remarquable de 60 flavonoïdes, explique les propriétés antibiotiques, antivirales, antifongiques, antigerminatives, anesthésiques, cicatrisantes, antioxydantes, anti-rhumatismales ainsi qu’une action sur le métabolisme du neurone, une intervention dans les mécanismes immunologiques et des propriétés anti-inflammatoires et anti-tumorales non négligeables. La « redécouverte » moderne de la propolis est à l’origine de nombreuses études qui permettront d’utiliser au mieux ces différentes facettes de manière bien cadrée. Précisons que l’utilisation des différentes formulations chez l’homme ne provoque pas d’effets secondaires néfastes (hormis quelques rares cas d’allergie, moins de 0,5 pour mille), est bien tolérée et est compatible avec les autres thérapeutiques.

La propolis est utilisée pour augmenter la résistance naturelle, ou comme traitement ou adjuvant des affections suivantes (avec les conseils de votre médecin traitant bien sûr !) :
* sphère cardio-vasculaire : influence favorable sur le cœur, les parois des vaisseaux et les troubles dûs à l’artériosclérose ;
* sphère respiratoire : affections ORL (angines, pharyngites, rhinites, otites), broncho-pulmonaires (asthme, rhume des foins, bronchites chroniques, grippe) ;
* sphère digestive : stomatologie (hygiène dentaire, gingivites, aphtes, douleurs et infections dentaires), gastrites, certains ulcères, colites ;
* sphère génito-urinaire : inflammations, affections de la prostate ;
* sphère dermatologique : contusions, coupures, brûlures, infections, callosités, verrues, cicatrices chéloïdes, eczémas, psoriasis, mycoses, zona, lésions anales ;
* sphères diverses : métabolique (dont chélation de métaux lourds), affections thyroïdiennes, certains rhumatismes, orgelets, régénération de l’organisme après stress ;
* douleur : anesthésises locales, arthrites et arthrose ;
* effets sur le cancer : renforcement de l’effet de la chimiothérapie et baisse de ses effets secondaires, amélioration de la formule sanguine, action anti-tumorale sur certains types de cancer (études sur animaux).

 

 

 

Utilisation


La propolis brute récoltée à l’aide de grille par l’apiculteur peut être consommée telle quelle, en la mâchant longuement comme un chewing-gum. Celle issue du raclage des éléments de la ruche (pouvant contenir des impuretés : débris d’abeilles, bois, etc…) sera traitée sous la forme d’une extraction à l’alcool à 70°. Une fois filtrée et l’alcool évaporé, « l’extrait mou de propolis » peut être dilué dans le miel, ce qui donne la « propomiel » à l’utilisation facile, aussi bien par voie externe qu’interne.

La posologie type est la suivante :
-pour la propolis brute : 1 à 3 g par jour, répartis en 3 fois, pendant une semaine ;
-pour l’extrait alcoolique à 15% : 5 à 30 gouttes dans un verre d’eau avant chaque repas ou sur un sucre (laissez l’alcool s’évaporer) ; par tamponnement ou en aérosol par voie externe ;
-la propomiel à 5% d’extrait mou s’ingère à raison de quelques grammes avant la prise des repas ; elle peut être diluée au dixième pour l’application externe.

Un traitement de 2 à 3 semaines ne présentant pas d’amélirorations ne devrait pas être poursuivi.
Suivez les conseils de votre thérapeute !



Sources principales (et plus d’infos) :


biogassendi
Dr Donadieu


Autres liens :


Dr Stangaciu
passeport santé
pleine-santé
vidéo propolis et cancer
article de Mr Percie du Sert
vidéo propolis et immunité

 

Lien pour cette fiche en pdf

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 11:51

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Revenons à nos fourmis… On s’était arrêté à la « petite fourmi de feu » (comme disent les Tahitiens) ou « fourmi électrique » (plus localement) dont la stratégie  de coopération entre colonies lui a permis l’envahissement inéluctable des biotopes calédoniens, depuis son introduction accidentelle voilà quelques décennies. Elle est présente sur les quatre ruchers en forêt, seule la maison est épargnée malgré la pression locale (puisque tous les voisins l’ont déjà…).

 

 

 

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Pour éviter qu’elles ne montent dans les ruches, j’enduis les pieds des supports de graisse marine, répulsif efficace et qui tient assez longtemps. j’évite aussi l’ombre des arbres, car elles tombent aussi du ciel !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mais comme les tubes sont creux, c’est utile aussi de poser les pieds sur une planchette graissée. Et de bien boucher le haut des tubes avec du cica…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lorsque les fourmis ont élus domicile dans la ruche profitant des failles de ces stratagèmes, ou lors de leur séjour au sol pendant la tempête, on s’en aperçoit assez vite du fait d’une mortalité importante, et de nombreuses abeilles agonisantes au sol, se tordant de douleur… Ici, par dessous la trappe à pollen, on distingue l’accumulation de cadavres que les nettoyeuses n’ont pu sortir du fait de la grille à pollen. Il est temps de faire quelque chose !

 

 

 

 

 

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On reprends le support magique,

 

 

 

 

 

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Elles sont bien visibles, dans les interstices, ces menaces minuscules !!

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une vision de cauchemard pour tout amoureux de ses avettes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un petit secouage pour enlever les cadavres,un crâmage de fourmiz au chalumeau,
et on remonte le tout !
un contrôle ultérieur montrera que la mesure a été efficace, le gros des fourmis a disparu et le reste a pu être géré par les ouvrières. Ouf !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Autre source de nuisance, les fourmis noires qui logent dans les cloisons des maisons en tôle, gourmandes du miel qui goutte des robinet des mâturateurs !


Ce n’est pas gênant en soi, sauf si elles envahissent les cuves et se noient massivement dans le miel, ce qui le rends de suite moins appétissant…

 

 

 

 

 

 

 

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Alors j’utilise le même stratagème : de la graisse aux pieds !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je limite aussi leurs sorties des cloisons en les bouchant au cica  au fur et à mesure de leur découverte…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’arrive pas à mettre des insecticides, même spécifiques des fourmis…
Quand vous vivez grâce au travail d’insectes sociaux, comment génocider leurs cousines éloignées ???
Et peut-être que laisser vivre les fourmis noires, sous contrôle relatif, retarde l’arrivées des petites rouges si urticantes...

 

 

 

 

Elles nous envoient parfois des messages si éloquents !! Garantie sans trucages !!!

 

 

 

 

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PS : merci à Tophe pour les photos et la bonne humeur...

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